Horaire des Offices

 
Semaine
 
Dimanches et Solennités
 
Hiver
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Hiver
Été
Vigiles
3 h 30
4 h 00
  Vigiles
3 h 30
4 h 00
Laudes
6 h 45
7 h 00
  Laudes
7 h 00
7 h 30
Messe
7 h 15
7 h 30
  Tierce
8 h 30
9 h 00
Tierce
9 h 15
9 h 15
  Messe
10 h 45
10 h 45
Sexte
12 h 15
12 h 15
  Sexte
12 h 15
12 h 15
None
14 h 15
14 h 15
  None
14 h 15
14 h 15
Vêpres
17 h 30
18 h 00
  Vêpres
17 h 30
18 h 00
Complies
19 h 30
20 h 00
  Complies
19 h 30
20 h 00

Quelques chants liturgiques...

chant aiguebelle"Donner sa vie"
T.: Didier Rimaud - M. : Marcel Godard



"Exulte de toutes tes forces"
T.: AELF - M. : Aiguebelle



"Salve"
M. : Mélodie cistercienne

Mardi 26ème semaine du T.O.

Mardi, 3 Octobre 2017

La Prière contemplative d’URS VON BALTHASAR

L’amour veut être auprès de l’Aimé : c’est pourquoi celui qui prie se met en présence de Dieu. L’amour veut avoir l’aimé devant les yeux. C’est pourquoi celui qui prie fera surgir cette image devant lui par un effort de ses "sens internes" et de son imagination, il se représentera l’image du Verbe fait chair, Jésus, la manière dont il était corporellement sur terre, comment il parlait, comment sa voix résonnait, comment il s’entretenait avec les hommes, son attitude au cours de la prière, au cénacle, pendant sa passion. C’est pour aimer et seulement pour cela, que l’orant cherche à se représenter la figure terrestre du Seigneur. Mais parce que l’amour de l’orant cherche l’amour, parce qu’il cherche à travers la figure terrestre l’amour divin, il est toujours conduit du Jésus historique au Christ : mort, descendu aux enfers, ressuscité, monté au ciel, espéré dans son retour glorieux. Celui-ci seul est le Christ complet, vivant, sur qui la mort n’a pas eu d’empire. C’est le Christ de la foi, qui se donne et se manifeste à l’orant qui aime, et le fait participer à sa vie éternelle glorifiée. C’est Lui que l’amour cherche dans sa figure terrestre.
Et l’amour veut reposer et demeurer auprès de l’aimé. D’où le conseil : ne pas chercher sans cesse, ne pas vouloir agiter des pensées toujours nouvelles, et dénicher des aspects nouveaux, comme s’il importait dans la contemplation d’atteindre une plénitude de sens, mais porter une attention amoureuse à la dimension profonde de chaque aspect particulier qui s’offre. Chaque parole de l’Écriture mène directement et verticalement dans les profondeurs de Dieu, donc au cœur de la plénitude et de l’unité, où toutes les paroles et tous les aspects extérieurement séparés se rejoignent. C’est lui, le Fils du Père, qui est cette plénitude. À ce point de vue, la contemplation n’est jamais paresseuse ; elle ne veut pas "dormir" auprès du bien-aimé, mais veiller et rester attentive, et se nourrir de "toute parole qui sort de la bouche de Dieu". Cependant elle n’est pas curieuse et insatiable, mais elle sait apprécier la valeur du mets qui lui est présenté aujourd’hui et s’en contenter. C’est ce mets, et nul autre, qu’elle doit aujourd’hui goûter intérieurement, c’est de ce mets qu’elle doit tirer la joie et la force nécessaires pour le trajet qu’elle doit accomplir aujourd’hui jusqu’à la montagne de l’Horeb.
Elle apprend aussi à s’en tirer avec toujours moins de matière dans la contemplation, parce qu’elle est toujours plus capable de voir et de saisir dans le détail la profondeur et la totalité. Elle parvient tôt ou tard, avec l’aide de la grâce, à une prière dans laquelle l’extensif est remplacé par l’intensif, les évolutions variées de la pensée par une sorte d’intuition, une prière qui, d’un seul regard, englobe plus de choses que les regards que jette de tous côtés le commençant.
C’est l’amour enfin qui commande d’imiter l’aimé et de marcher à sa suite. Le Seigneur ne lésine pas avec le partage de sa propre vie ; et l’une des choses les plus étonnantes de l’évangile, c’est sans doute que Jésus, avant même sa passion, nous parle librement de la croix que doit prendre sur lui chaque jour celui qui veut le suivre. Il semble qu’ici le Seigneur prend presque à son compte l’abus que les chrétiens feront des mots d’imitation et de croix, en osant mettre déjà en relation avec le mystère inouï de la rédemption, les plus petites contrariétés de leur existence sur terre qu’ils partagent avec tous. Mais la grâce du Seigneur nous permet de placer toute notre vie sous la loi de la sienne, donc aussi de faire entrer notre vie dans la sienne, par une contemplation aimante, pour la laisser se transformer sous cette lumière jusque dans les décisions pratiques de la vie quotidienne. La plupart du temps, il ne s’agit pas de choses compliquées, mais de la chose la plus simple de toutes : l’amour.

 

Lecture d'un autre jour à partir du calendrier liturgique...