Horaire des Offices

 
Semaine
 
Dimanches et Solennités
 
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Hiver
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Vigiles
3 h 30
4 h 00
  Vigiles
3 h 30
4 h 00
Laudes
6 h 45
7 h 00
  Laudes
7 h 00
7 h 30
Messe
7 h 15
7 h 30
  Tierce
8 h 30
9 h 00
Tierce
9 h 15
9 h 15
  Messe
10 h 45
10 h 45
Sexte
12 h 15
12 h 15
  Sexte
12 h 15
12 h 15
None
14 h 15
14 h 15
  None
14 h 15
14 h 15
Vêpres
17 h 30
18 h 00
  Vêpres
17 h 30
18 h 00
Complies
19 h 30
20 h 00
  Complies
19 h 30
20 h 00

Quelques chants liturgiques...

chant aiguebelle"Donner sa vie"
T.: Didier Rimaud - M. : Marcel Godard



"Exulte de toutes tes forces"
T.: AELF - M. : Aiguebelle



"Salve"
M. : Mélodie cistercienne

Saint Bruno

Vendredi, 6 Octobre 2017

Lettre sur la vie contemplative de GUIGUES II le Chartreux

L’âme a vu qu’elle ne peut atteindre par elle-même la douceur de la connaissance et de l’expérience qu’elle désirait. Plus elle s’élève, plus Dieu lui semble loin. Alors elle s’humilie et se réfugie dans la prière : "Seigneur, que seuls les cœurs purs peuvent voir, dit-elle, par la lecture et la méditation je recherche ce qu’est la vraie pureté de cœur et comment on peut l’obtenir, pour qu’elle me rende capable de te connaître au moins un peu. J’ai cherché ton visage, Seigneur ; j’ai longtemps médité dans mon cœur, et dans ma méditation s’est allumé un feu, le désir de te connaître davantage".
Par de tels mots brûlants l’âme enflamme son désir, elle montre ainsi l’état auquel elle est parvenue ; par ces cris elle appelle son Époux. Or le Seigneur, dont le regard se pose sur les justes, et qui non seulement écoute leurs prières, mais se rend attentif au cœur même de la prière, n’attend pas que celle-ci soit tout à fait achevée. Il interrompt cette prière au milieu de son cours et se présente à l’improviste ; il se hâte de venir à la rencontre de l’âme qui le désire, baigné de la rosée d’une céleste douceur, oint des parfums les plus précieux.
Qu’il nous était bon d’être là, avec Pierre et Jean, à contempler la gloire de l’Époux, prêts à rester longtemps avec lui, s’il voulait faire en ce lieu, non deux ou trois tentes, mais une seule, où nous serions ensemble, où nous jouirions ensemble. Mais déjà l’Époux s’écrie : "Laisse-moi partir, car voici que monte l’aurore. Tu as reçu maintenant la lumière de la grâce et la visite que tu désirais".
Mais ne crains rien, ô épouse, ne désespère pas, ne te crois pas méprisée, si pour un peu de temps l’Époux te dérobe son visage. Tout cela concourt à ton bien. Le départ comme la venue de l’Époux sont un gain pour toi. Il est venu pour toi, et c’est encore pour toi qu’il se retire. Il est venu pour ta consolation, il se retire par prudence, pour que la grandeur de la consolation ne t’enorgueillisse pas : si lui, l’Époux, demeurait toujours avec toi, tu risquerais de mépriser tes compagnes et d’attribuer cette consolation, non plus à la grâce, mais à la nature. Or cette grâce est donnée quand le veut l’Époux, et à qui il veut ; elle n’est point possédée comme par droit héréditaire. Selon un proverbe commun, "une trop grande familiarité engendre le mépris". L’Époux s’est donc retiré de crainte d’être méprisé s’il était trop assidu. Absent, qu’il soit désiré davantage ; désiré, qu’il soit cherché avec plus d’ardeur ; longtemps cherché, qu’il soit enfin trouvé avec plus de joie.
En outre, si la consolation ne manquait jamais bien qu’au regard de la gloire future qui sera révélée en nous, elle soit seulement confuse et partielle - nous penserions peut-être que nous avons ici-bas la cité permanente et nous chercherions moins la cité future. Pour que nous ne prenions pas l’exil pour la patrie ou les arrhes pour la récompense complète, l’Époux est venu de temps en temps et il est reparti, tantôt apportant la consolation, tantôt l’échangeant pour le lit bien douloureux d’un malade. Il nous a permis de goûter un peu de temps combien grande est sa douceur, mais avant que nous l’ayons pleinement ressentie, il s’est dérobé. Ainsi nous provoque-t-il à prendre notre vol, en voletant au-dessus de nous, les ailes presque étendues, comme s’il disait : Voilà que vous avez un peu goûté ma suavité et ma douceur, mais si vous voulez être pleinement rassasiés de cette douceur, courez à ma suite à l’odeur de mes parfums, haussez vos cœurs jusque-là où je suis, à la droite du Père. Là vous me verrez, non plus en figure et en énigme, mais face à face. "Et votre cœur sera rempli de joie, et votre joie, nul ne pourra vous la ravir".

 

Lecture d'un autre jour à partir du calendrier liturgique...