Horaire des Offices

 
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Vigiles
3 h 30
4 h 00
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3 h 30
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Laudes
6 h 45
7 h 00
  Laudes
7 h 00
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7 h 15
7 h 30
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8 h 30
9 h 00
Tierce
9 h 15
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  Messe
10 h 45
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Sexte
12 h 15
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  Sexte
12 h 15
12 h 15
None
14 h 15
14 h 15
  None
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14 h 15
Vêpres
17 h 30
18 h 00
  Vêpres
17 h 30
18 h 00
Complies
19 h 30
20 h 00
  Complies
19 h 30
20 h 00

Quelques chants liturgiques...

chant aiguebelle"Donner sa vie"
T.: Didier Rimaud - M. : Marcel Godard



"Exulte de toutes tes forces"
T.: AELF - M. : Aiguebelle



"Salve"
M. : Mélodie cistercienne

Bse Vierge Marie

Samedi, 21 Octobre 2017

« Pastoralia » de l’archidiocèse Malines-Bruxelles du CARDINAL SUENENS

L’Écriture nous raconte comment Moïse, parvenu à la montagne Horeb, vit l’ange de Yahvé se manifester à lui sous la forme d’une flamme de feu jaillissant d’un buisson. Moïse regarda : le buisson était embrasé mais ne se consumait pas. Il voulut s’avancer pour considérer de plus près ce spectacle. Mais Dieu l’appela du milieu du buisson et lui donna cet ordre “N’approche pas d’ici. ôte tes sandales de tes pieds, car le lieu que tu foules est une terre sainte.”
La tradition a comparé bien souvent Marie à ce buisson ardent qui brûle sans se consumer. Mère sans cesser d’être Vierge, elle portait en elle cette flamme de feu, le Dieu vivant. Cette présence du Seigneur en Marie fait d’elle un haut lieu de sainteté, une terre sacrée dont on ne peut s’approcher qu’avec un respect infini, en se dépouillant des vues trop humaines.
Avec Marie, nous entrons dans un monde qui n’est pas à notre taille, nous pénétrons dans le royaume de l’amour insondable de Dieu. Certes, Marie est une créature ; par elle-même elle est néant comme nous tous. La chose est trop évidente pour qu’on y insiste. Mais l’amour de Dieu l’a envahie, comme un torrent qui se jette dans un gouffre. Nous aurons à mesurer la hauteur, la profondeur et l’étendue de cette Charité divine à l’œuvre en elle. C’est dire qu’on n’approche pas du mystère marial sans une grâce, sans une illumination de l’Esprit, qui seul scrute les profondeurs de Dieu et avance, tel le grand-prêtre de la Loi, par-delà le voile jusqu’au cœur du sanctuaire. Pour la connaître il faut que la grâce crée en nous une certaine affinité et purifie notre regard. Celui-là ne connaît pas Dieu, dit saint Jean, qui n’aime pas. C’est vrai aussi pour Marie. Il n’est pas étonnant, dès lors, qu’au cours des âges les meilleurs introducteurs à l’intelligence mariale aient été les saints. Ils attestent que la parole du Christ se vérifie encore et qu’il plaît toujours à. Dieu de révéler ces choses aux humbles et aux petits.
Tout ce que la philosophie moderne enseigne sur l’interférence des dispositions du cœur et des clartés de l’esprit vaut en ce domaine plus que partout ailleurs. Il faut beaucoup de délicatesse, de pureté, de fraîcheur pour entrer dans ce royaume de lumière et de tendresse. Un saint qui y pénétra très avant a appelé Marie « le Paradis de Dieu et son monde ineffable ». Et il affirmait que Dieu a fait un monde pour l’homme voyageur, le nôtre ; qu’il en fit un pour les bienheureux, le paradis ; et qu’il en fit un pour lui, auquel il donna le nom de Marie. Ce n’est pas du lyrisme, mais une affirmation mûrement réfléchie qui peut nous aider, au besoin, à comprendre pourquoi Jésus consacra trente ans de sa vie à augmenter sans cesse en sa Mère la plénitude de grâce initiale, pour la gloire de la très sainte Trinité.

 

Lecture d'un autre jour à partir du calendrier liturgique...