Horaire des Offices

 
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17 h 30
18 h 00
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17 h 30
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Complies
19 h 30
20 h 00
  Complies
19 h 30
20 h 00

Quelques chants liturgiques...

chant aiguebelle"Donner sa vie"
T.: Didier Rimaud - M. : Marcel Godard



"Exulte de toutes tes forces"
T.: AELF - M. : Aiguebelle



"Salve"
M. : Mélodie cistercienne

TOUSSAINT

Mercredi, 1 Novembre 2017

Hymne d’ÉPHREM DE NISIBE

J’ai entrepris de lire le début du livre de Moïse, et j’ai frémi de joie : les versets et les lignes m’ouvraient tout grand leurs bras. Le premier qui, vers moi, accourut joyeux, me baisa et me mena jusqu’à son compagnon. Et lorsque je parvins à la ligne où s’inscrit ce qu’on dit du Paradis, cette ligne, se saisissant de moi me transporta du sein même du livre, au sein du Paradis.
C’est ainsi que dans le livre, j’ai trouvé un pont et une porte pour le Paradis. J’y passai et j’entrai. Mes yeux demeurèrent dehors mais mon esprit y pénétra. J’en vins à parcourir ce que n’a pas décrit Moïse. Le sommet lumineux de ce Paradis est pur, magnifique et beau. Le Livre l’appela Éden, parce que c’est le faîte de tous les biens. Là j’ai vu les demeures des justes, imprégnées de parfums, embaumant d’odeurs, couronnées de fruits, tressées de fleurs. Tel fut l’effort de l’homme, telle sera sa demeure : l’une pauvrement ornée, l’autre d’un éclat splendide ; l’une terne en sa couleur, l’autre éblouissante de gloire.
Je me suis demandé : Le Paradis suffit-il à tous les justes qui doivent y demeurer ? Écoute et sois instruit. Des lampes aux milliers de rayons demeurent dans une seule maison ; des milliers de parfums habitent le calice d’une seule fleur ; bien qu’ils soient logés dans un espace minime, ils s’y trouvent au large pour y tenir leurs fêtes. Ainsi le Paradis, bien que rempli d’esprits, permet à tous d’y faire la fête.
J’admirai tout, autant que ce me fut possible. Lorsqu’enfin je m’en allai, voici qu’un tonnerre éclata soudain au milieu du Paradis ; et comme dans un camp, le fracas des trompettes. C’étaient des voix qui clamaient : "Trois fois saint". Dieu se trouvait donc au milieu. Du moins je le pensais, car le lieu était désert ; mais c’est l’éclat des voix qui me le fit savoir.
Ainsi le Paradis me ravit par sa paix et sa beauté. Là gîte la beauté sans tache, là réside la paix sans alarme. Heureux qui méritera de le recevoir, sinon par justice, du moins par bonté ; sinon à cause des œuvres, du moins par pitié.
Lorsque je sortis du Paradis, je m’étonnais d’y voir demeurer et rester en arrière ce qui escorte la santé. Et quand je fus parvenu aux rives de la terre, mère des épines, vinrent à moi des douleurs et des maux de tous genres. J’appris ainsi que notre région est une prison. Et pourtant les captifs qui y sont enfermés pleurent quand ils en sortent !
Je me suis étonné aussi de ce que les enfants pleurent quand ils sortent du sein. Ils pleurent alors qu’ils sortent des ténèbres vers la lumière, d’un espace étroit vers le vaste univers. De même la mort est pour les hommes une sorte d’enfantement. Ceux qui naissent pleurent en quittant l’univers, mère des douleurs, pour entrer dans le Paradis de délices.
Ô toi, Seigneur du Paradis, prends-moi donc en pitié. Si dans ton Paradis l’on ne peut pénétrer, rends-moi digne du moins du pré de son enclos. Au centre du Paradis est la table des saints, mais qu’à l’extérieur, les fruits de son enclos tombent dru comme des miettes pour les pécheurs qui, là, par ta bonté vivront.

 

Lecture d'un autre jour à partir du calendrier liturgique...