Horaire des Offices

 
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Vêpres
17 h 30
18 h 00
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Complies
19 h 30
20 h 00
  Complies
19 h 30
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Quelques chants liturgiques...

chant aiguebelle"Donner sa vie"
T.: Didier Rimaud - M. : Marcel Godard



"Exulte de toutes tes forces"
T.: AELF - M. : Aiguebelle



"Salve"
M. : Mélodie cistercienne

32ème dimanche du T.O.

Dimanche, 12 Novembre 2017

Commentaire sur Jean de CYRILLE D’ALEXANDRIE

En entrant dans le Cénacle toutes portes closes, d’une manière étonnante, le Christ a montré une fois de plus qu’il est Dieu par nature, et qu’il n’est pas un autre que celui qui vivait jadis avec les disciples. En dénudant la plaie de son côté et en montrant la marque des clous, il manifestait à l’évidence qu’il a relevé le temple de son corps qui avait été suspendu à la croix, ce corps qu’il venait de ressusciter, montrant, du fait qu’il a réduit à rien la mort corporelle, que par nature, il est la Vie et Dieu. Quel besoin avait-il, en effet, de montrer ses mains et son côté, si ce n’est que des sots pensent que sa chair n’est pas ressuscitée ?
Maintenant que le moment est venu de transformer son corps par une gloire inexprimable et prodigieuse, on le voit tellement soucieux de fonder la foi en la résurrection future de la chair, qu’il a voulu, conformément à l’économie divine, apparaître tel qu’il était auparavant. Ainsi ne penserait-on pas qu’il avait alors un corps différent de celui qu’il avait, lors de sa mort sur la croix. Car nos yeux n’auraient pu supporter la vue de la gloire de son saint corps si le Christ avait voulu la déployer devant ses disciples, avant de monter vers le Père. Tu le comprendras facilement si tu te rappelles la transfiguration qui fut jadis montrée aux disciples sur la montagne. En effet, l’évangéliste saint Matthieu écrit que le Christ, prenant avec lui Pierre, Jacques et Jean, fut transfiguré devant eux : son visage resplendit alors comme l’éclair et ses vêtements devinrent blancs comme neige. Mais eux, ne pouvant supporter la vision, ils tombèrent la face contre terre.
C’est pourquoi, afin de se conformer exactement au plan divin, notre Seigneur Jésus apparaissait encore, au Cénacle, sous l’aspect qu’il avait auparavant, et non pas selon la gloire qui est due et convient au Temple de son corps transfiguré. Il ne voulait pas que la foi en la résurrection se porte sur un autre aspect et sur un corps différent de celui qu’il reçut de la sainte Vierge et dans lequel il est mort crucifié, selon les Écritures. En effet, la mort n’avait pouvoir que sur la chair, dont elle allait être chassée. Car, si son corps mort n’est pas ressuscité, quelle est cette mort qui fut vaincue ? Ou encore, comment le pouvoir de la corruption aurait-il cessé, sinon par la mort d’une créature dotée de raison ? Ce ne pouvait être ni une âme, ni un ange, ni même le Verbe de Dieu. Si donc, puisque la mort ne peut exercer son pouvoir que sur un être corruptible par nature, on a raison d’estimer que la force de résurrection peut s’exercer aussi sur cette même créature, pour que la tyrannie de la mort soit renversée.
Par ailleurs, que le Seigneur soit entré toutes portes closes, quiconque est sensé comptera ceci parmi les autres preuves de sa résurrection. Il salue ses disciples par ces mots : "Paix à vous", montrant ainsi qu’il est lui-même la paix. Car ceux auprès desquels il se rendit présent bénéficièrent d’un esprit parfaitement apaisé et tranquille. C’est assurément ce que saint Paul souhaitait aux fidèles quand il disait : "Que la paix du Christ, qui dépasse tout ce qu’on peut imaginer, garde votre cœur et votre intelligence dans le Christ Jésus". Pour Paul, la paix du Christ, qui dépasse tout ce qu’on peut imaginer, n’est autre que son Esprit : celui qui a part à son Esprit sera rempli de tout bien.

 

Lecture d'un autre jour à partir du calendrier liturgique...