Horaire des Offices

 
Semaine
 
Dimanches et Solennités
 
Hiver
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Hiver
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Vigiles
3 h 30
4 h 00
  Vigiles
3 h 30
4 h 00
Laudes
6 h 45
7 h 00
  Laudes
7 h 00
7 h 30
Messe
7 h 15
7 h 30
  Tierce
8 h 30
9 h 00
Tierce
9 h 15
9 h 15
  Messe
10 h 45
10 h 45
Sexte
12 h 15
12 h 15
  Sexte
12 h 15
12 h 15
None
14 h 15
14 h 15
  None
14 h 15
14 h 15
Vêpres
17 h 30
18 h 00
  Vêpres
17 h 30
18 h 00
Complies
19 h 30
20 h 00
  Complies
19 h 30
20 h 00

Quelques chants liturgiques...

chant aiguebelle"Donner sa vie"
T.: Didier Rimaud - M. : Marcel Godard



"Exulte de toutes tes forces"
T.: AELF - M. : Aiguebelle



"Salve"
M. : Mélodie cistercienne

Mardi 32ème semaine du T.O.

Mardi, 14 Novembre 2017

Sermons paroissiaux de John-Henry NEWMAN

Notre Seigneur Jésus-Christ est le premier martyr et le plus glorieux des martyrs pour avoir "devant Ponce Pilate fait une belle confession", Pourtant nous ne l’appelons pas martyr, car il est beaucoup plus qu’un martyr. Il est bien vrai qu’il est mort pour la vérité, mais ce n’était pas là le sens premier de sa mort. Il est mort pour nous sauver, pécheurs que nous sommes. Il ne fut pas seulement un martyr, il fut une victime expiatoire.
Il est l’objet suprême de notre amour, de notre gratitude, de notre vénération. Après lui, nous honorons la noble armée des martyrs, non certes que nous les comparions à lui "qui est au-dessus de tous, Dieu béni à jamais", ou qu’ils puissent dans leurs souffrances, avoir la moindre part à l’œuvre de la réconciliation, mais parce que, de tous ses serviteurs, ce sont eux qui se sont approchés le plus près de son modèle. Ils ont suivi ses pas, ont versé leur sang pour l’Église, et font appel à notre souvenir plein de reconnaissance.
Mais regardons bien ce qu’était alors : être martyr. C’était d’abord souffrir volontairement. Les martyrs des premiers temps connaissaient très clairement les conséquences de la prédication de l’Évangile, ils étaient souvent avertis personnellement des souffrances qui leur étaient réservées s’ils poursuivaient leurs efforts d’amour fraternel. Leur Seigneur et Maître avait souffert avant eux et leur avait expressément annoncé leurs propres souffrances : "S’ils m’ont persécuté, ils vous persécuteront vous aussi". Ils avaient l’expérience de moindres peines infligées par leurs adversaires avides de leur infliger la plus grande, et le temps passant, ils voyaient leurs frères mis à mort les uns après les autres pour avoir persévéré dans la fidélité au Christ. Ils continuaient pourtant à garder la foi, bien qu’ils pussent un jour ou l’autre, être victimes de cette allégeance.
Il nous faut penser à tout cela quand nous parlons de leurs souffrances. Leur vie était une épreuve continuelle, une pratique quotidienne de la foi ; nous qui vivons en des temps pacifiques, nous avons peine à le comprendre. Le Christ avait dit à ses apôtres : "Satan vous a réclamés pour vous cribler comme le froment". Pensez à ce que représente le fait de cribler : c’est une agitation continue, on secoue en tous sens pour séparer la masse des grains en deux parties. Tel était le régime de vie imposé à l’Église primitive. Ce n’était pas de simples coups soudains qui tombaient sur elle, mais elle était sollicitée, jour après jour, de renoncer au Christ dans tous ses membres, par tous les arguments de l’espoir et de la crainte, par des menaces et des séductions. Tel était le lot des martyrs. La mort, leur souffrance finale, n’était que l’aboutissement d’une vie de mort anticipée. En de telles circonstances, les cœurs les plus forts sont en danger de chute. Ainsi l’Église est passée au crible : les lâches tombent, les fidèles restent fermes, bien qu’ils soient dans l’humiliation et l’angoisse. C’est au nombre de ces derniers que se trouvent les martyrs.

 

Lecture d'un autre jour à partir du calendrier liturgique...