Horaire des Offices

 
Semaine
 
Dimanches et Solennités
 
Hiver
Été
 
Hiver
Été
Vigiles
3 h 30
4 h 00
  Vigiles
3 h 30
4 h 00
Laudes
6 h 45
7 h 00
  Laudes
7 h 00
7 h 30
Messe
7 h 15
7 h 30
  Tierce
8 h 30
9 h 00
Tierce
9 h 15
9 h 15
  Messe
10 h 45
10 h 45
Sexte
12 h 15
12 h 15
  Sexte
12 h 15
12 h 15
None
14 h 15
14 h 15
  None
14 h 15
14 h 15
Vêpres
17 h 30
18 h 00
  Vêpres
17 h 30
18 h 00
Complies
19 h 30
20 h 00
  Complies
19 h 30
20 h 00

Quelques chants liturgiques...

chant aiguebelle"Donner sa vie"
T.: Didier Rimaud - M. : Marcel Godard



"Exulte de toutes tes forces"
T.: AELF - M. : Aiguebelle



"Salve"
M. : Mélodie cistercienne

33ème dimanche du T.O.

Dimanche, 19 Novembre 2017

Sermon de PIERRE CHRYSOLOGUE

Après la tempête de la Passion du Seigneur, celui-ci vint vers la mer et retrouva ses disciples ballottés dans les ténèbres de la nuit. Le soleil ayant fui, quelle splendeur pouvait avoir la lune ? Quel secours pouvaient apporter les étoiles ? L’univers fut tellement agité, son ordonnance tellement bouleversée par la mort de son Créateur, qu’il s’est cru précipité dans les ténèbres originelles et dans l’antique chaos. Subitement, par l’éclat de sa résurrection, le Seigneur ramena le jour, dota d’un corps nouveau tout l’univers d’antan, de sorte qu’il semblait ressusciter avec lui dans la gloire, celui qui avait pris une telle part à sa douleur. L’évangéliste le dit : "C’était le matin", car la nuit de la Passion avait pris fin, et Jésus se tint sur le rivage pour tout ramener à sa destination primitive, affermir les doutes, calmer ce qui était agité, apaiser les troubles, affermir les fondements de l’univers, lui qui maintenant se tenait debout.
"C’était le matin, et Jésus se tint sur le rivage". Surtout pour que l’Église, cet esquif où les disciples se trouvaient ballottés par les eaux amères, retrouvât une ferme stabilité dans la foi. De fait, le Seigneur retrouvait ses apôtres dénués de la vertu de foi, sans force et sans courage : il reprend de tels hommes en les appelant : "enfants", puisqu’il leur dit : "Enfants, n’avez-vous rien à manger ?". Car il y avait là Pierre qui l’avait renié, Thomas qui avait douté, Jean qui s’était enfui. Lors donc que ce n’étaient pas de vaillants soldats, il leur donne ce nom d’"enfants", car ils avaient peur. Jésus ne les reconnaît pas encore de taille pour la lutte, de sorte qu’"il invite à sa table ces mous, en leur disant : "Enfants, n’avez-vous rien à manger ?". Il ramenait l’humanité à la grâce, à la confiance par le pain, à la foi par la nourriture. Car ils ne croiraient pas qu’il fût ressuscité, s’ils ne le voyaient pas manger comme le fait tout homme. Et voilà donc pourquoi celui qui rassasie tout homme leur demande à manger : il mange du pain, lui qui a toujours faim, non de cette nourriture, mais de l’amour des siens.
Le disciple que Jésus aimait dit alors : "C’est le Seigneur !". Celui qui aime est le premier à voir. Car l’œil de l’amour est toujours perçant, et celui qui aime sent avec vivacité. Mais qu’est-ce donc qui avait retardé Pierre, pour qu’il entende d’un autre : "C’est le Seigneur !", lui qui d’habitude commandait aux autres ? Qu’est-ce qui le distinguait ? Où est son : "Tu es le Christ, le Fils du Dieu vivant !" ? Il s’était enfui de la maison de Caïphe, le Prince des Juifs ; il voyait bien tard son Seigneur, lui qui avait si bien perçu les chuchotements d’une servante ! Mais dès qu’il entendit : "C’est le Seigneur !", Pierre mit son vêtement, "car il était nu". Il est admirable, frères, oui, vraiment admirable, que celui qui était nu dans le navire, mette son vêtement pour se jeter à la mer, car l’innocence ne se voit jamais nue, et le coupable se cache toujours sous un voile. Aussi, comme Adam, Pierre, à présent, prend conscience après sa faute de sa nudité, eux qui tous deux avant leur faute, étaient revêtus d’une sainte nudité. Il revêtit sa tunique et se jette à la mer, pour que la mer lave les souillures de son reniement. Il se jette à la mer pour être le premier à revenir au Seigneur, lui qui avait reçu le premier rang parmi les Apôtres.

 

Lecture d'un autre jour à partir du calendrier liturgique...