Horaire des Offices

 
Semaine
 
Dimanches et Solennités
 
Hiver
Été
 
Hiver
Été
Vigiles
3 h 30
4 h 00
  Vigiles
3 h 30
4 h 00
Laudes
6 h 45
7 h 00
  Laudes
7 h 00
7 h 30
Messe
7 h 15
7 h 30
  Tierce
8 h 30
9 h 00
Tierce
9 h 15
9 h 15
  Messe
10 h 45
10 h 45
Sexte
12 h 15
12 h 15
  Sexte
12 h 15
12 h 15
None
14 h 15
14 h 15
  None
14 h 15
14 h 15
Vêpres
17 h 30
18 h 00
  Vêpres
17 h 30
18 h 00
Complies
19 h 30
20 h 00
  Complies
19 h 30
20 h 00

Quelques chants liturgiques...

chant aiguebelle"Donner sa vie"
T.: Didier Rimaud - M. : Marcel Godard



"Exulte de toutes tes forces"
T.: AELF - M. : Aiguebelle



"Salve"
M. : Mélodie cistercienne

Présentation de la Vierge Marie

Mardi, 21 Novembre 2017

Le Mystère du Temple d’Yves CONGAR

Les chances historiques d’une enfance de Marie au Temple, comme le suppose la fête de la Présentation, sont nulles. Rien de semblable, en effet, n’a le moindre appui dans la documentation historique assez abondante que nous avons sur la vie du Temple et les mœurs juives à l’époque où Marie pouvait avoir trois ans. Il ne s’agit donc ici que d’une traduction symbolique d’une réalité spirituelle profonde sur laquelle la tradition et la doctrine de l’Église nous renseignent valablement : Marie, prédestinée à être la digne Mère de Jésus, vrai Dieu et vrai homme, fut aussi prévenue de grâces exceptionnelles et vécut dans une fidélité sans tache, la vie la plus pure de consécration intérieure au Dieu d’Abraham, de David et des Prophètes. Type de toutes les âmes fidèles et de l’Église elle-même, elle a vécu spirituellement, de façon éminente, cette présentation qui pour chacun de nous, doit commencer dans le service de la foi et s’achever dans le ciel.
Il est clair que la tradition et la doctrine ecclésiales, sans verser dans les créations imaginatives des apocryphes, peuvent poser, sur la situation de la Mère de Dieu, soit à l’égard du Temple juif, soit à l’égard du temple messianique, des affirmations qui dépassent de beaucoup ce que nous disent explicitement les brefs passages de l’Évangile où l’on voit Marie dans le temple. En effet, celle-ci, en tant que Mère de Dieu, a un rapport singulier à l’égard du corps du Christ, qui est le vrai temple. Elle est elle-même temple de Dieu à un titre tout à fait particulier et sublime, soit comme contenant le Christ depuis le temps de sa conception jusqu’à celui de sa naissance, soit en raison des dons spirituels exceptionnels que lui ont valus sa maternité divine et le plein consentement qu’elle lui a librement donné, non seulement depuis l’Annonciation, mais durant toute son existence. Aussi est-ce avec une profonde pénétration du mystère de Marie que la liturgie utilise sans cesse, pour l’exprimer, les textes relatifs au Temple et au tabernacle.
Le plus souvent, sa qualité de temple saint est plus ou moins expressément liée au fait qu’elle abrite le Christ. Elle est le tabernacle du Très-Haut. Elle est temple parce qu’elle est Mère. Elle est le temple qui contient l’autel, à savoir le Christ ; elle est le sanctuaire dans lequel Dieu s’est fait prêtre et où il remplit son office sacerdotal pour tous. Il est donc clair qu’une référence christologique se trouve dans cette attribution à Marie de la qualité de temple.
Mais il ne s’agit pas d’une simple contenance physique, comme lorsque le Seigneur se trouvait à Jérusalem ou dans n’importe quel lieu. La Vierge Marie est tout autre chose qu’un lieu contenant le Christ : elle est, disent plusieurs textes anciens, un temple vivant et animé. Marie, en qui et par qui aboutissent les prophéties, est véritablement temple dans la ligne tracée par les prophètes selon lesquels le vrai temple est l’Israël vivant et fidèle, obéissant à la volonté souveraine de Dieu, un Israël pur et consacré. C’est pourquoi, nous ne pouvons séparer en elle la grâce, donnée gratuitement, de la Maternité divine selon laquelle Dieu habite corporellement en elle, et la grâce sanctifiante selon laquelle elle est personnellement le temple spirituel de Dieu. Elle l’est comme l’est toute l’Église, et dans l’Église, chacune de nos âmes ; mais elle l’est de la façon la plus parfaite, la plus pure, étant le type éminent de l’Église, sa réalisation personnelle parfaite. Aussi Marie est-elle la mystique Cité de Dieu, la Jérusalem spirituelle, le Temple saint, d’une façon plus parfaite que tout le reste de l’Église : dans tout l’ordre des réalités spirituelles, elle est Reine. Aucune pure créature n’a été le temple de Dieu plus purement ou plus parfaitement qu’elle.

 

Lecture d'un autre jour à partir du calendrier liturgique...