Horaire des Offices

 
Semaine
 
Dimanches et Solennités
 
Hiver
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Hiver
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Vigiles
3 h 30
4 h 00
  Vigiles
3 h 30
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Laudes
6 h 45
7 h 00
  Laudes
7 h 00
7 h 30
Messe
7 h 15
7 h 30
  Tierce
8 h 30
9 h 00
Tierce
9 h 15
9 h 15
  Messe
10 h 45
10 h 45
Sexte
12 h 15
12 h 15
  Sexte
12 h 15
12 h 15
None
14 h 15
14 h 15
  None
14 h 15
14 h 15
Vêpres
17 h 30
18 h 00
  Vêpres
17 h 30
18 h 00
Complies
19 h 30
20 h 00
  Complies
19 h 30
20 h 00

Quelques chants liturgiques...

chant aiguebelle"Donner sa vie"
T.: Didier Rimaud - M. : Marcel Godard



"Exulte de toutes tes forces"
T.: AELF - M. : Aiguebelle



"Salve"
M. : Mélodie cistercienne

Mercredi 34ème semaine du T.O.

Mercredi, 29 Novembre 2017

Homélie de SAINT GRÉGOIRE LE GRAND

Frères très chers, lorsque Jésus nous dit dans l’Évangile : "Je suis le bon Pasteur", il nous a donné un enseignement, nous laissant entendre que celui qui prononce ces mots, c’est Celui qui est bon, non par un don reçu, mais par essence. Et il poursuit, pour que nous imitions le modèle qu’il nous a donné de sa bonté : "Le bon Pasteur donne sa vie pour ses brebis". Lui, il a réalisé ce qu’il a enseigné ; il a montré ce qu’il a ordonné. Bon Pasteur, il a donné sa vie pour ses brebis, pour changer son corps et son sang en notre sacrement, et rassasier de l’aliment de sa chair les brebis qu’il avait rachetées. La route à suivre montrée : le mépris qu’il fit de la mort. Voici placée devant nous le modèle sur lequel nous avons à nous conformer. D’abord nous dépenser extérieurement avec tendresse pour ses brebis ; mais ensuite, si c’est nécessaire, leur offrir même notre mort.
Il ajoute : "Je connais - c’est-à-dire j’aime - mes brebis et mes brebis me connaissent". C’est comme s’il disait en clair : "Qui m’aime, me suive !", car celui qui n’aime pas la vérité, ne la connaît pas encore. Voyez, frères très chers, si vous êtes vraiment les brebis du bon Pasteur, voyez si vous le connaissez, voyez si vous percevez la lumière de la vérité. Je parle non de la perception de la foi mais de celle de l’amour. Vous percevez, dis je, non par votre foi, mais par votre comportement. Car le même évangéliste Jean, de qui vient cette parole, affirme encore : "Celui qui dit qu’il connaît Dieu, et qui ne garde pas ses commandements, est un menteur. Aussi, dans notre texte, le Seigneur ajoute aussitôt : "De même que le Père me connaît et que je connais le Père, et je donne ma vie pour mes brebis", ce qui revient à dire clairement : Le fait que je connais mon Père et que je suis connu de mon Père, consiste en ce que je donne ma vie pour mes brebis. En d’autres termes : Cet amour par lequel je vais jusqu’à mourir pour mes brebis montre combien j’aime le Père.
Par ailleurs, le Seigneur dit aussi de ces brebis : "Mes brebis entendent ma voix ; je les connais et elles me suivent. Je leur donne la vie éternelle". Un peu plus haut il avait encore dit d’elles : "Si quelqu’un entre par moi, il sera sauvé ; et il entrera, et il sortira, et il trouvera pâture". Il entrera, en effet, en s’ouvrant à la foi, et sortira en passant de la foi à la vision, de la croyance à la contemplation, et il trouvera sa pâture dans l’éternel festin. Ses brebis trouveront donc leur pâture, car celui qui le suit d’un cœur simple, est nourri dans le vert pâturage de l’éternité. Et quels sont ces endroits où pâturent ses brebis, sinon les joies intimes d’un paradis toujours verdoyant ? Oui, la pâture des élus c’est la face de Dieu qui leur est présente : tandis qu’elle le contemple sans qu’il se dérobe, l’âme est rassasiée sans fin !
Cherchons donc cette pâture, frères très chers, pour nous réjouir en elle, avec tous les citoyens du ciel. L’allégresse de ceux qui s’y réjouissent nous y invite. Haut les cœurs, mes frères, que notre foi se réchauffe en ce qu’elle a cru, que s’enflamment nos désirs d’en-haut ! Aimer ainsi c’est déjà se mettre en route. Qu’aucune adversité ne nous détourne de la joie de cette fête intérieure, car, si quelqu’un désire vraiment arriver au but qu’il se propose, les aspérités de la route n’arrêteront pas son ardeur. Qu’aucune flatteuse réussite ne nous séduise ! Stupide serait le voyageur qui, au spectacle de paysages merveilleux, oublierait en chemin le but de son voyage.

 

Lecture d'un autre jour à partir du calendrier liturgique...