Horaire des Offices

 
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Vigiles
3 h 30
4 h 00
  Vigiles
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Laudes
6 h 45
7 h 00
  Laudes
7 h 00
7 h 30
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7 h 30
  Tierce
8 h 30
9 h 00
Tierce
9 h 15
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  Messe
10 h 45
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Sexte
12 h 15
12 h 15
  Sexte
12 h 15
12 h 15
None
14 h 15
14 h 15
  None
14 h 15
14 h 15
Vêpres
17 h 30
18 h 00
  Vêpres
17 h 30
18 h 00
Complies
19 h 30
20 h 00
  Complies
19 h 30
20 h 00

Quelques chants liturgiques...

chant aiguebelle"Donner sa vie"
T.: Didier Rimaud - M. : Marcel Godard



"Exulte de toutes tes forces"
T.: AELF - M. : Aiguebelle



"Salve"
M. : Mélodie cistercienne

Mardi 1ère semaine de l’Avent

Mardi, 5 Décembre 2017

Sermons paroissiaux de JOHN-HENRY NEWMAN

Au moment fixé, on verra la manifestation des enfants de Dieu, et les saints, jusque-là cachés "brilleront comme le soleil au royaume de leur Père". Lorsque les anges sont apparus aux bergers, leur apparition a été soudaine. La nuit auparavant était semblable à toutes les autres nuits, comme le soir où Jacob eut sa vision était semblable à tous les autres soirs. Les bergers gardaient leurs moutons ; ils regardaient la nuit passer. Les étoiles avançaient, c’était minuit. Ils ne savaient pas ce qui se passait lorsque l’ange apparut.
Telles sont la puissance et la vertu cachées au cœur des choses visibles, et manifestées selon la volonté de Dieu. Elles ont été manifestées pour un temps à Jacob, au serviteur d’Élie, aux bergers. Elles seront manifestées pour toujours lorsque le Christ viendra au dernier jour "dans la gloire de son Père avec les anges". Car alors, ce monde disparaîtra et l’autre monde paraîtra aux regards dans tout son éclat.
Méditons sur ce point, mes frères. Une fois seulement par an, mais une fois pourtant, le monde que nous voyons fait éclater ses puissances cachées et se révèle lui-même en quelque sorte. Alors, les feuilles paraissent et les fleurs s’épanouissent sur les arbres et dans les champs ; l’herbe et le blé poussent. Il y a soudain un déferlement et une explosion de la vie jusque-là cachée, que Dieu a placée dans le monde matériel. Eh bien ! Ceci nous est comme un exemple de ce que le monde peut faire au commandement de Dieu. Cette terre éclatera un jour en un monde nouveau de lumière et de gloire dans lequel nous verrons les saints et les anges. Qui penserait, sans l’expérience qu’il a eue des printemps précédents, qui pourrait concevoir deux ou trois mois à l’avance que la face de la nature qui semblait morte pût devenir si splendide et si variée ? Comme il paraît impossible, avant que cela se produise, que des branches sèches et dénudées se couvrent soudain d’éclat et de fraîcheur !
Il en est de même pour ce printemps éternel qu’attendent tous les chrétiens ; il viendra quoiqu’il tarde. Attendons-le, car il viendra sûrement, et il ne tardera pas. Aussi disons-nous chaque jour : "Que ton règne vienne !" Ce qui veut dire : "Montre-toi, Seigneur ; toi qui es assis au milieu des chérubins, manifeste-toi. Réveille ta puissance, viens nous délivrer". La terre que nous voyons ne nous satisfait pas. Ce n’est qu’un commencement ; ce n’est qu’une promesse d’un au-delà ; même sous son aspect le plus gai, quand elle se couvre de toutes ses fleurs, et qu’elle montre tous ses trésors cachés de la manière la plus attirante, même alors, cela ne nous suffit pas. Nous savons qu’il y a en elle beaucoup plus de choses que nous n’en voyons. Un monde de saints et d’anges, un monde glorieux, le palais de Dieu, la montagne du Seigneur des armées, la Jérusalem céleste, le trône de Dieu et du Christ, toutes ces merveilles éternelles, très précieuses, mystérieuses et incompréhensibles, se cachent derrière ce que nous voyons. Ce que nous voyons n’est que l’écorce extérieure d’un royaume éternel ; et c’est sur ce royaume que nous fixons les yeux de notre foi.
Brille, Seigneur, comme au soir de ta Nativité, où les anges visitèrent les bergers ! Que ta gloire s’épanouisse comme les fleurs et le feuillage sur les arbres ! Si brillants que soient le soleil, et le ciel, et les nuages, si verdoyants que soient les feuilles et les champs, si doux que soit le chant des oiseaux, nous savons que tout n’est pas là, et que nous ne prendrons pas la partie pour le tout. Ces êtres procèdent d’un centre d’amour et de bonté qui est Dieu lui-même ; mais elles ne sont pas sa plénitude ; elles parlent du ciel, mais elles ne sont pas le ciel. Ce ne sont en quelque sorte que des rayons égarés, et une faible réflexion de son image ; elles ne sont que des miettes de la table.

 

Lecture d'un autre jour à partir du calendrier liturgique...