Horaire des Offices

 
Semaine
 
Dimanches et Solennités
 
Hiver
Été
 
Hiver
Été
Vigiles
3 h 30
4 h 00
  Vigiles
3 h 30
4 h 00
Laudes
6 h 45
7 h 00
  Laudes
7 h 00
7 h 30
Messe
7 h 15
7 h 30
  Tierce
8 h 30
9 h 00
Tierce
9 h 15
9 h 15
  Messe
10 h 45
10 h 45
Sexte
12 h 15
12 h 15
  Sexte
12 h 15
12 h 15
None
14 h 15
14 h 15
  None
14 h 15
14 h 15
Vêpres
17 h 30
18 h 00
  Vêpres
17 h 30
18 h 00
Complies
19 h 30
20 h 00
  Complies
19 h 30
20 h 00

Quelques chants liturgiques...

chant aiguebelle"Donner sa vie"
T.: Didier Rimaud - M. : Marcel Godard



"Exulte de toutes tes forces"
T.: AELF - M. : Aiguebelle



"Salve"
M. : Mélodie cistercienne

2ème dimanche de l’Avent

Dimanche, 10 Décembre 2017

Sermon pour l’Avent du Bx GUERRIC D’IGNY

Il est un avènement spirituel qui, par sa place dans le temps et par sa ressemblance avec eux, tient le milieu entre les deux avènements corporels du Christ. Comme un intermédiaire, pour ainsi dire, il participe à la nature de l’un et de l’autre. En effet, le premier avènement du Seigneur a été caché et humble ; le dernier sera manifeste et admirable. Or celui-ci est caché certes, mais admirable. Je peux le dire caché, non que celui qui en est l’objet l’ignore, mais parce qu’il lui advient secrètement. De là vient que cette âme glorieuse se glorifie en elle-même et dit : "Mon secret est à moi, mon secret est à moi !". Mais celui-là même en qui le Seigneur vient ne peut le voir avant d’en jouir, comme le bienheureux Job le déclare pour sa part : "S’il vient à moi, je ne le verrai pas, et s’il s’en va, je n’en aurai pas connaissance." On ne le voit pas venir, on ne s’aperçoit pas de son départ ; c’est uniquement lorsqu’il est présent, qu’il est pour l’âme une lumière qui lui fait voir l’invisible et connaître l’inconnaissable.
Par ailleurs, comme cet avènement du Seigneur est admirable bien que caché ! De quel doux et joyeux saisissement il suspend et ravit l’âme qui le contemple ! Comme tous les os de l’homme intérieur lui crient : "Seigneur, qui est semblable à toi !" Ceux-là le connaissent qui l’ont éprouvé ! Quant à ceux qui ne l’ont pas éprouvé, puissent-ils avoir un vrai désir d’en faire l’expérience, pourvu que ce ne soit pas une curiosité téméraire qui les porte à scruter la majesté au risque d’être accablés par la gloire, mais que ce soit un amour plein de respect qui les fasse soupirer après le Bien-aimé, pour être accueillis par la grâce.
Le premier avènement a donc été celui de la grâce ; le dernier sera celui de la gloire. Celui-ci est à la fois de gloire et de grâce : par la grâce qui nous console, il nous procure comme un avant-goût de la gloire future. Si dans le premier, le Dieu de Majesté s’est montré méprisable, et si dans le dernier, il doit apparaître redoutable, dans cet avènement intermédiaire il apparaît à la fois admirable et aimable : la condescendance de la grâce qui le rend aimable, ne l’expose pas au mépris, mais à l’admiration ; et la magnificence de la gloire qui le rend aimable, n’inspire pas la terreur, mais plutôt la consolation.
Moment merveilleux et tout aimable que celui où le Dieu-Amour pénètre dans l’âme qui aime, où l’Époux étreint l’Épouse dans l’unité d’esprit, où elle se trouve transformée en cette même image par laquelle elle contemple, comme dans un miroir, la gloire du Seigneur. Qu’ils sont heureux ceux dont l’ardente charité a déjà mérité d’obtenir cette faveur ! Mais bienheureux aussi ceux dont la sainte simplicité peut espérer de l’obtenir un jour !

 

Lecture d'un autre jour à partir du calendrier liturgique...