Horaire des Offices

 
Semaine
 
Dimanches et Solennités
 
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Vigiles
3 h 30
4 h 00
  Vigiles
3 h 30
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Laudes
6 h 45
7 h 00
  Laudes
7 h 00
7 h 30
Messe
7 h 15
7 h 30
  Tierce
8 h 30
9 h 00
Tierce
9 h 15
9 h 15
  Messe
10 h 45
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Sexte
12 h 15
12 h 15
  Sexte
12 h 15
12 h 15
None
14 h 15
14 h 15
  None
14 h 15
14 h 15
Vêpres
17 h 30
18 h 00
  Vêpres
17 h 30
18 h 00
Complies
19 h 30
20 h 00
  Complies
19 h 30
20 h 00

Quelques chants liturgiques...

chant aiguebelle"Donner sa vie"
T.: Didier Rimaud - M. : Marcel Godard



"Exulte de toutes tes forces"
T.: AELF - M. : Aiguebelle



"Salve"
M. : Mélodie cistercienne

Mardi 2ème semaine de l’Avent

Mardi, 12 Décembre 2017

Morales sur Job de SAINT GRÉGOIRE LE GRAND

Quand Job parle de : "traces de Dieu", de quoi parle-t-il, si ce n’est de sa tendresse lorsqu’il nous visite ? Sans aucun doute, ces traces nous incitent à marcher vers les réalités célestes lorsque le souffle de son Esprit nous touche ; soulevés loin des limites de notre chair, l’amour nous fait connaître dans notre contemplation la beauté du Créateur que nous poursuivons. Car lorsque l’amour de la patrie céleste enflamme notre cœur, il trace en quelque sorte comme un chemin pour ceux qui le suivent, et dans leur cœur déployé s’impriment comme les pas de Dieu en marche, pour qu’ils restent sur le chemin de la vie, grâce aux pas droits de leurs pensées. Car il nous faut bien suivre à la trace de son amour celui que nous ne voyons pas encore ; du moins jusqu’à ce qu’un jour l’esprit perçoive dans le regard de sa contemplation celui qu’il guette maintenant par de saints désirs, le poursuivant pour ainsi dire de dos. Le Psalmiste savait bien suivre les traces de notre Créateur quand il disait : "Mon âme s’est attachée à ta suite". Il s’efforçait d’arriver ainsi jusqu’à la vision de sa grandeur, disant : "Mon âme a soif du Dieu vivant, quand irai-je et me présenterai-je devant la face de Dieu ?". Notre pensée trouvera à découvert le Dieu Tout-Puissant quand ce qu’il y a de corruptible en notre nature mortelle étant complètement disparu, Dieu, nous prenant vers lui, se montrera à nous dans la clarté de sa divinité. Mais, pour le moment, la grâce provenant de l’Esprit qui nous est infusé, soulève l’âme au-dessus de toute pensée charnelle et l’élève jusqu’au mépris des choses qui passent. Tout ce qu’elle désirait parmi les choses d’ici-bas, l’âme en fait peu de cas ; elle s’enflamme dans son désir pour les biens d’en haut, et la voilà élevée par la force de sa contemplation au-dessus de la chair, alors que le poids de sa propre nature mortelle l’y retient encore. De toutes ses forces elle tente de contempler l’éclat de la lumière sans limite, mais ce lui est impossible. Accablée sous son infirmité, son esprit ne peut absolument pas y pénétrer, et pourtant repoussé, il l’aime. Car ici-bas le Créateur nous montre ce qui peut le faire aimer, mais il se soustrait à la claire vue de ceux qui l’aiment. Nous ne marchons donc qu’en regardant ses seules traces. Nous suivons d’après les empreintes de ses dons Celui que nous ne voyons pas encore. Et ces traces même, nous ne pouvons pas les saisir totalement, puisque nous ne savons ni d’où ni de quelle manière viennent les dons de l’Esprit, ni vers quoi ils tendent. La Vérité l’atteste : "L’Esprit souffle où il veut, et tu entends sa voix, et tu ne sais ni d’où il vient ni où il va". Mais, récompense suprême, le Tout-Puissant peut être trouvé par le regard de la contemplation, bien qu’imparfaitement, car même si nous le voyons quelquefois dans sa splendeur, nous ne pouvons pas encore pleinement contempler sa nature. En effet, l’esprit de l’ange comme l’esprit de l’homme, bien qu’il aspire à la lumière sans limite, est limité du fait même qu’il est une créature ; le progrès accompli le porte à se dépasser, mais il est pourtant bien incapable de soutenir l’éclat de cette lumière qui transcende, porte et remplit toutes choses.

 

Lecture d'un autre jour à partir du calendrier liturgique...