Horaire des Offices

 
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Laudes
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  Laudes
7 h 00
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8 h 30
9 h 00
Tierce
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10 h 45
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Sexte
12 h 15
12 h 15
  Sexte
12 h 15
12 h 15
None
14 h 15
14 h 15
  None
14 h 15
14 h 15
Vêpres
17 h 30
18 h 00
  Vêpres
17 h 30
18 h 00
Complies
19 h 30
20 h 00
  Complies
19 h 30
20 h 00

Quelques chants liturgiques...

chant aiguebelle"Donner sa vie"
T.: Didier Rimaud - M. : Marcel Godard



"Exulte de toutes tes forces"
T.: AELF - M. : Aiguebelle



"Salve"
M. : Mélodie cistercienne

Vendredi 2ème semaine de l’Avent

Vendredi, 15 Décembre 2017

Contemplation, croissance de l’Église de JEAN DANIÉLOU

Le mot “Avent”, Adventus, qui signifie venue, est la traduction latine du mot grec parousia. Parler d’Avent implique que quelqu’un ou quelque chose vient ou viendra. Le temps liturgique de l’Avent est l’attente de l’action divine, l’attente du geste de Dieu qui vient vers nous. C’est avec l’Ancien Testament, saint Jean-Baptiste et la Sainte Vierge, la préparation de la venue du Christ.
L’Épître aux Romains exprime sous une forme extraordinaire l’attente de toute la création : “La création attend avec un ardent désir la manifestation des enfants de Dieu”. C’est la dernière étape de l’attente, celle dans laquelle nous sommes, et qui fait que nous vivons encore dans l’Avent, mais dans un Avent cosmique qui embrasse la totalité de la création.
L’Avent n’est pas seulement attente d’un événement, il est aussi attente d’une personne, les deux s’avérant une même chose, puisque l’événement attendu est cette intervention de Dieu dans l’histoire qui coïncide avec la venue du Fils de Dieu, du Christ. C’est pourquoi, c’est généralement sous la forme de la personne du Christ en tant qu’envoyé de Dieu attendu, que s’exprime cette attente dans la Bible. Ainsi l’Apocalypse se termine par cette phrase : “Celui qui atteste ces choses dit : Oui, mon retour est proche. Amen, viens, Seigneur Jésus”. Et l’Épître aux Corinthiens cite cette même phrase en araméen : “Marana tha”.
Il semble que Marana tha, “Seigneur viens !”, soit une des prières les plus fréquentes des premiers chrétiens, ce qui montre que leur attitude fondamentale était une attitude d’attente du retour définitif du Christ. L’attitude du chrétien n’est pas de s’évader du temps pour rejoindre l’éternité (ainsi en est-il des Hindous), mais d’attendre la venue de l’éternité dans le temps, d’assumer le mouvement même de l’histoire en attendant son achèvement, l’intervention de Dieu. Et la prière chrétienne ne consiste pas à s’évader, mais à s’engager dans la finalité dernière du monde.
“Celui qui vient”, c’est le nom même du Christ. Nous l’employons à la messe dans un texte particulièrement frappant. Après le “Saint, Saint, Saint est le Seigneur Dieu de l’univers”, qui nous fait sentir l’abîme qui nous sépare de Dieu, nous continuons : “Béni soit celui qui vient au nom du Seigneur !” Il y a comme deux moments de l’attitude religieuse : le Premier où nous réalisons notre misère et combien Dieu est infiniment loin de nous par sa sainteté, sa majesté, sa grandeur ; le deuxième où nous considérons que cet abîme infranchissable à l’homme a été comblé par “Celui qui vient au nom du Seigneur”. La prétention de toutes les gnoses mystiques, grecque, indienne ou autres, de s’emparer du Dieu transcendant, est inconcevable. Le Dieu transcendant est inaccessible, mais Il se donne par amour. Le Christ est le geste de l’amour de Dieu qui vient nous chercher pour nous rapprocher de Lui. Il prend notre chair et saisit chacun de nous pour l’introduire dans la maison de son Père, le remplir de son Esprit, nous conduire dans le monde inaccessible de la Sainte Trinité. C’est ce geste de Dieu qui est l’objet de notre contemplation, une contemplation qui s’exprime pour nous dans une attitude d’attente.

 

Lecture d'un autre jour à partir du calendrier liturgique...