Horaire des Offices

 
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Vêpres
17 h 30
18 h 00
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Complies
19 h 30
20 h 00
  Complies
19 h 30
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Quelques chants liturgiques...

chant aiguebelle"Donner sa vie"
T.: Didier Rimaud - M. : Marcel Godard



"Exulte de toutes tes forces"
T.: AELF - M. : Aiguebelle



"Salve"
M. : Mélodie cistercienne

22 décembre

Vendredi, 22 Décembre 2017

Marie, Mère du Seigneur de KARL RAHNER

L’Incarnation du Fils de Dieu est le mystère absolument imprévisible, le libre mystère de la grâce divine ; elle ne sourd donc point d’en bas ; c’est d’en haut qu’elle a son origine, uniquement et exclusivement. Le monde, avec ses conditions, ses prétentions, ses possibilités immanentes, n’offre d’en bas aucun point d’appui contraignant pour que le Dieu éternel s’immerge dans cette histoire. C’est donc parce que le Fils de Dieu ne vient pas de la volonté de l’homme et de la chair, ni de la dynamique du monde, qu’il a voulu aussi devenir homme sans la volonté de l’homme.
C’est pourquoi le Fils incarné n’a pas voulu avoir de père terrestre, pour que, au sein même de la réalité la plus tangible du monde, apparût clairement ceci : je suis celui qui procède entièrement des dispositions divines et non pas du monde. S’il n’a pas voulu avoir de père terrestre, ce n’est pas que le monde fût mauvais ou que le mariage ne fût pas une institution établie par Dieu lui-même ; ce n’est pas que la naissance normale et naturelle d’un homme fût en quelque sorte grevée d’une souillure ou d’une suspicion ; c’est purement et simplement pour que soit clairement mis en évidence qu’il procède entièrement des dispositions divines. Le cours terrestre du monde, si entremêlé qu’il soit de la plus grande noblesse que ce monde peut fournir, se trouve ici interrompu. D’en haut tombe verticalement l’imprévisible miséricorde de Dieu : la naissance du Fils, qui, bien qu’il prenne de notre chair et de notre race ce qu’il veut être, n’en est pas moins, dans son humanité, le pur effet de l’acte libre du Dieu éternel.
Marie se met à la disposition de cet acte de Dieu. Elle s’y met de telle façon qu’en elle, c’est réellement sortant de nous et pourtant venant totalement d’en haut, que peut faire son apparition le don absolu de Dieu – le Seigneur dans notre chair. C’est parce qu’Il n’est pas du monde, mais d’en haut, que Marie est Vierge. Elle rend tangiblement présent et manifeste le fait que, en dehors des forces de ce monde, même des plus nobles et des plus importantes, même de celles qui concourent au développement de l’humanité, à l’affermissement des peuples, à la promotion de l’existence humaine, il existe encore quelque chose de tout autre. Quelque chose que tout cela ne peut contraindre à descendre, mais qui est grâce et qui n’advient que par la libre faveur du Dieu éternel.
Non point avec des mots, mais dans la tangibilité de la vie humaine, la virginité de Marie et l’absence de père dans la naissance du Seigneur désignent, une seule et même chose : Dieu est le Dieu de la grâce libre. Il est le Dieu que tous nos efforts ne sauraient forcer à descendre, le Dieu que nous pouvons seulement recevoir comme la grâce s’offrant soi-même d’une façon inexprimablement libre. Une telle réalité ne devait pas seulement animer les dispositions du cœur de Marie, mais elle devait s’imprimer dans tout son être et jusque dans sa corporéité : être manifestée et représentée dans son existence corporelle. Voilà pourquoi Marie est vierge et d’esprit et de corps, exceptionnelle en tout dans le plan de Dieu.

 

Lecture d'un autre jour à partir du calendrier liturgique...