Horaire des Offices

 
Semaine
 
Dimanches et Solennités
 
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Hiver
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Vigiles
3 h 30
4 h 00
  Vigiles
3 h 30
4 h 00
Laudes
6 h 45
7 h 00
  Laudes
7 h 00
7 h 30
Messe
7 h 15
7 h 30
  Tierce
8 h 30
9 h 00
Tierce
9 h 15
9 h 15
  Messe
10 h 45
10 h 45
Sexte
12 h 15
12 h 15
  Sexte
12 h 15
12 h 15
None
14 h 15
14 h 15
  None
14 h 15
14 h 15
Vêpres
17 h 30
18 h 00
  Vêpres
17 h 30
18 h 00
Complies
19 h 30
20 h 00
  Complies
19 h 30
20 h 00

Quelques chants liturgiques...

chant aiguebelle"Donner sa vie"
T.: Didier Rimaud - M. : Marcel Godard



"Exulte de toutes tes forces"
T.: AELF - M. : Aiguebelle



"Salve"
M. : Mélodie cistercienne

Saint Etienne

Mardi, 26 Décembre 2017

Sermon de SAINT AUGUSTIN

Hier nous avons célébré la naissance du Seigneur ; aujourd’hui nous célébrons la naissance de son serviteur. Hier, nous avons célébré la naissance du Seigneur, jour où il a bien voulu naître ; aujourd’hui nous célébrons la naissance de son serviteur, jour où il fut couronné. Hier, nous avons célébré la naissance du Seigneur, jour où il reçut le vêtement de notre chair, aujourd’hui nous célébrons la naissance de son serviteur, jour où il a rejeté le vêtement de sa chair. Hier, nous avons célébré la naissance du Seigneur, jour où il s’est fait semblable à nous, aujourd’hui nous célébrons la naissance de son serviteur, jour où il est devenu tout proche du Christ. En effet, comme le Christ en naissant s’est uni à Étienne, ainsi Étienne en mourant s’est uni au Christ.
L’Église aime à se remémorer avec un double sentiment d’amour le jour de la naissance et celui de la passion de notre Seigneur Jésus-Christ, car l’un et l’autre lui sont un remède. Si le Christ est né, c’est pour que nous renaissions et s’il est mort, c’est pour que nous vivions éternellement. Or, à leur naissance, les martyrs vinrent combattre le mal, traînant après eux le péché originel ; à leur mort, ils s’en allèrent vers des biens dont ils étaient assurés, ayant mis fin à tout péché. Car si la récompense de la béatitude future ne les avait encouragés au milieu des persécutions, comment auraient-ils pu supporter les supplices, causes de diverses souffrances ? Si le bienheureux Étienne n’avait pas songé aux récompenses futures sous la pluie de pierres qui s’abattaient sur lui, comment aurait-il pu supporter cette grêlée ? Mais il portait dans son cœur les enseignements de Celui qu’il contemplait présent dans les cieux. Soulevé vers lui par un amour embrasé, il désirait abandonner au plus vite sa chair pour prendre son essor vers Lui. Il ne craignait plus la mort, car il voyait vivant le Christ qu’il savait être mort pour lui ; aussi avait-il hâte de mourir pour Lui, afin de vivre avec Lui.
Le bienheureux martyr vit en effet le Christ durant son combat : vous vous souvenez sans doute des paroles que nous sommes habitués à entendre dans le livre des Actes : "Voici que je vois les cieux ouverts et le Christ debout à la droite de Dieu". Il voyait Jésus debout, aussi restait-il debout sans broncher : car le Christ se tenant debout en haut, et voyant d’en haut Étienne combattre en bas, communiquait à son soldat une force invincible qui l’empêchait de tomber.
Voici que je vois les cieux ouverts", dit-il. Heureux l’homme pour qui les cieux s’ouvraient ! Lorsque Adam fut chassé du Paradis, après son abominable premier péché, le ciel fut fermé au genre humain ; après la Passion du Christ, le larron y entre le premier et Étienne le voit ouvert. Pourquoi s’en étonner ? Ce que celui-ci a vu dans la foi, il nous l’a fait connaître fidèlement et s’en est ensuite emparé en toute hâte.
Allons, frères, suivons-le ! Car si nous suivons Étienne, nous serons couronnés. Mais ce que nous devons surtout suivre et imiter, c’est son amour des ennemis. Car vous savez qu’entouré d’une foule nombreuse d’ennemis, alors qu’il était broyé sous une grêle de cailloux qui tombaient sur lui de toutes parts, calme, intrépide, doux et humble sous les pierres de ceux qui le tuaient, il fixe les yeux sur Celui pour qui il mourait et ne dit pas : "Seigneur, sois juge de ma mort", mais : "Reçois mon esprit". Il ne dit pas : “Seigneur, venge ton serviteur”, mais : "Ne leur impute pas ce péché". C’est donc en rendant jusqu’à la fin témoignage à la vérité et brûlant de l’Esprit de charité, que le bienheureux martyr parvint à sa fin glorieuse.

 

Lecture d'un autre jour à partir du calendrier liturgique...