Horaire des Offices

 
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4 h 00
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7 h 00
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Tierce
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10 h 45
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Sexte
12 h 15
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  Sexte
12 h 15
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None
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14 h 15
  None
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Vêpres
17 h 30
18 h 00
  Vêpres
17 h 30
18 h 00
Complies
19 h 30
20 h 00
  Complies
19 h 30
20 h 00

Quelques chants liturgiques...

chant aiguebelle"Donner sa vie"
T.: Didier Rimaud - M. : Marcel Godard



"Exulte de toutes tes forces"
T.: AELF - M. : Aiguebelle



"Salve"
M. : Mélodie cistercienne

Vendredi Octave de la Nativité

Vendredi, 29 Décembre 2017

Homélie de DOM PAUL HOUIX

Noël, c’est la fête des plus grands paradoxes … : il y a donc un enfant, un tout petit, un nouveau-né, un bébé. Il est là impuissant, fragile, vulnérable comme tout enfant qui vient de naître … : le sauveur du monde est un enfant ! Donc a priori, c’est quelqu’un qui ne peut pas sauver, bien au contraire, c’est quelqu’un qui a besoin qu’on s’occupe de lui, qu’on le protège, qu’on le garde ; l’enfant nouveau-né, c’est l’impuissance radicale, la fragilité absolue, la vulnérabilité totale. Or, c’est lui que l’ange présente comme «le Sauveur du monde, le Messie, le Seigneur »…
Aujourd’hui, l’Eglise s’agenouille devant un tout petit, un nouveau-né et elle y contemple son Sauveur et son Seigneur. L’enfant de la crèche qui sera un jour l’homme de la croix, c’est le Dieu fait homme, pleinement Dieu et pleinement homme, c’est le Dieu qui aime le monde d’un amour sans mesure, d’un amour fou. Dans cet enfant, c’est donc le mystère même de Dieu qui est révélé, mais c’est aussi le mystère même de l’homme, c’est notre mystère, c’est le mystère de l’enfant que nous portons en nous. Mais c’est surtout le mystère de l’enfant que nous sommes appelés à devenir.
Voilà, chers frères et sœurs, le mystère essentiel de Noël : c’est la naissance de Dieu parmi nous, c’est la naissance d’un enfant qui est Dieu et qui nous invite, chacun et chacune de nous, à laisser grandir en nous l’enfant que nous portons, l’enfant que nous sommes appelés à devenir, l’enfant qui ne sera vraiment révélé qu’au moment de notre mort. «L’enfant est le rêve que chacun porte en soi » a-t-on dit. Cela rejoint le message de Jésus : « si vous ne devenez pas comme des enfants, vous n’entrerez pas dans le Royaume de Dieu » (Mt 18,3). Remarquons bien que Jésus ne dit pas : si vous ne redevenez pas, mais il dit « si vous ne devenez. » Il s’agit donc, non pas d’un retour à une enfance mythique dont nous aurions la nostalgie, mais il s’agit vraiment d’un voyage vers l’enfance, d’un voyage qui dure toute notre vie puisque nous n’aurons jamais fini de laisser grandir en nous l’enfant. Notre vraie naissance est donc devant nous car nous devons chaque jour davantage laisser grandir en nous l’enfant que nous portons. La Vierge Marie nous aide à vivre cette naissance.
Mais y a t-il des manières de vivre qui nous révèlent que cet enfant grandit en nous ? Nous pouvons en signaler au moins deux : la confiance et la douceur :
- Vivre en enfant devant Dieu et devant les hommes, à l’exemple et à la suite de Jésus, l’enfant par excellence, c’est en effet, s’établir dans une immense confiance vis à vis d’un Dieu considéré comme notre Père. Cela se traduit tout naturellement par l’absence de peur contrairement à Adam et Eve au paradis terrestre. Peut-on avoir peur d’un Dieu découvert comme Père ? Il y a bien, dans la vie de Jésus, une telle attitude de confiance, d’abandon. Thérèse de Lisieux désirait que nous naviguions « sur la mer orageuse du monde avec l’abandon et l’amour d’un enfant qui sait que son Père le chérit et ne saurait le laisser seul à l’heure du danger ». La grâce de Noël serait donc d’apprendre à vivre dans la simplicité et la confiance de l’enfant.
- Vivre en enfant devant Dieu et devant les hommes, à l’exemple et à la suite de Jésus, l’enfant par excellence, c’est aussi vivre dans la douceur. Mais une fois de plus, il ne s’agit pas de retrouver une douceur perdue, une douceur que nous aurions eu autrefois, en fait, nous le savons tous par expérience personnelle et communautaire, la violence est toujours là, tapie dans un coin de notre cœur et prête à surgir. Nous vivons dans un monde de grande violence et il me semble que la seule manière pour nous de supprimer, au moins un peu, cette violence, c’est de choisir le chemin de la douceur, c’est d’entreprendre le beau voyage vers la douceur, c’est découvrir dans l’Esprit Saint la joie des béatitudes : heureux les doux
En contemplant l’enfant de la crèche, nous découvrons donc un cœur habité par la confiance et la douceur, or cet enfant nous invite à faire de notre propre cœur une crèche vivante pour l’accueillir. «L’enfant est le rêve que chacun porte en soi » Je vous souhaite de rêver cette nuit.

 

Lecture d'un autre jour à partir du calendrier liturgique...