Horaire des Offices

 
Semaine
 
Dimanches et Solennités
 
 
 
 
Vigiles
4 h 00
  Vigiles
4 h 00
Laudes
7 h 00
  Laudes
7 h 30
Messe
7 h 30
  Tierce
9 h 15
Tierce
9 h 15
  Messe
10 h 30
Sexte
12 h 15
  Sexte
12 h 15
None
14 h 15
  None
14 h 15
Vêpres
18 h 00
  Vêpres
18 h 00
Complies
20 h 00
  Complies
20 h 00

 

Les offices sont de nouveau accessibles. Compte-tenu des consignes sanitaires actuelles, merci de veiller à garder à l'église une distance de 2m entre chaque personne. Les membres d'une même famille peuvent rester ensemble. Le port du masque est recommandé.

Quelques chants liturgiques...

chant aiguebelle"Donner sa vie"
T.: Didier Rimaud - M. : Marcel Godard



"Exulte de toutes tes forces"
T.: AELF - M. : Aiguebelle



"Salve"
M. : Mélodie cistercienne

Sainte Thérèse de l’Enfant Jésus

Jeudi, 1 Octobre 2020

Lettre à l’abbé Bellière de Sainte THÉRÈSE DE L’ENFANT JÉSUS

Ô mon petit frère, que je voudrais pouvoir verser en votre cœur le baume de la consolation ! Je ne puis qu’emprunter les paroles de Jésus à la dernière cène ; Il ne pourra s’en offenser puisque je suis sa petite épouse et que par conséquent ses biens sont à moi. Je vous dis donc comme Lui à ses intimes : “Je m’en vais à mon Père, mais parce que je vous ai parlé de la sorte, vous avez le cœur rempli de tristesse ; je vous dis pourtant la vérité : il est de votre intérêt que je m’en aille. Vous êtes maintenant dans la tristesse, mais je vous reverrai, et votre cœur sera dans la joie et personne ne vous ôtera votre joie”.
Oui j’en suis certaine, après mon entrée dans la vie, la tristesse de mon cher petit frère se changera en une joie paisible qu’aucune créature ne pourra lui ravir. Je le sens, nous devons aller au Ciel par la même voie, celle de la souffrance unie à l’amour. Quand je serai au port, je vous enseignerai, cher petit frère de mon âme, comment vous devrez naviguer sur la mer orageuse du monde avec l’abandon et l’amour d’un enfant qui sait que son Père le chérit et ne saurait le laisser seul à l’heure du danger. Ah ! Que je voudrais vous faire comprendre la tendresse du Cœur de Jésus, ce qu’Il attend de vous.
Dans votre lettre du 14, vous avez fait tressaillir doucement mon cœur, j’ai compris plus que jamais à quel point votre âme est sœur de la mienne puisqu’elle est appelée à s’élever vers Dieu par l’ascenseur de l’amour, et non pas à gravir le rude escalier de la crainte. Je ne m’étonne en aucune façon que la pratique de la familiarité avec Jésus vous semble un peu difficile à réaliser ; on ne peut y arriver en un jour, mais j’en suis sûre, je vous aiderai beaucoup plus à marcher par cette voie délicieuse quand je serai délivrée de mon enveloppe mortelle, et bientôt comme saint Augustin vous direz : “L’amour est le poids qui m’entraîne”.
Je voudrais essayer de vous faire comprendre par une comparaison bien simple combien Jésus aime les âmes même imparfaites qui se confient en Lui : Je suppose qu’un père ait deux enfants espiègles et désobéissants, et que, venant pour les punir, il en voie un qui tremble et s’éloigne de lui avec terreur, ayant pourtant au fond du cœur le sentiment qu’il mérite d’être puni ; et que son frère, au contraire, se jette dans les bras du Père en disant qu’il regrette de lui avoir fait de la peine, qu’il l’aime et que, pour le prouver, il sera sage désormais. Puis, si cet enfant demande à son père de le punir par un baiser, je ne crois pas que le cœur de l’heureux père puisse résister à la confiance filiale de son enfant dont il connaît la sincérité et l’amour. Il n’ignore pas cependant que plus d’une fois son fils retombera dans les mêmes fautes, mais il est disposé à lui pardonner toujours, si toujours son fils le prend par le cœur. Je ne vous dis rien du premier enfant, mon cher petit frère, vous devez comprendre si son père peut l’aimer autant et le traiter avec la même indulgence que l’autre.

 

Lecture d'un autre jour à partir du calendrier liturgique...

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