Horaire des Offices

 
Semaine
 
Dimanches et Solennités
 
 
 
 
Vigiles
4 h 00
  Vigiles
4 h 00
Laudes
7 h 00
  Laudes
7 h 30
Messe
7 h 30
  Tierce
9 h 15
Tierce
9 h 15
  Messe
10 h 30
Sexte
12 h 15
  Sexte
12 h 15
None
14 h 15
  None
14 h 15
Vêpres
18 h 00
  Vêpres
18 h 00
Complies
20 h 00
  Complies
20 h 00

 

Les offices sont de nouveau accessibles. Compte-tenu des consignes sanitaires actuelles, merci de veiller à garder à l'église une distance de 2m entre chaque personne. Les membres d'une même famille peuvent rester ensemble. Le port du masque est recommandé.

Quelques chants liturgiques...

chant aiguebelle"Donner sa vie"
T.: Didier Rimaud - M. : Marcel Godard



"Exulte de toutes tes forces"
T.: AELF - M. : Aiguebelle



"Salve"
M. : Mélodie cistercienne

Saint Bruno

Mardi, 6 Octobre 2020

Lettre sur la vie contemplative de GUIGUES II LE CHARTREUX

Un jour, pendant le travail manuel, s’offrirent à ma réflexion quatre degrés spirituels : lecture, méditation, prière, contemplation. C’est l’échelle des moines qui les élève de la terre au ciel.
La lecture recherche dans l’Écriture la douceur de la vie bienheureuse, la méditation la trouve, la prière la demande, et la contemplation la savoure. La lecture présente en quelque sorte une nourriture solide à la bouche, la méditation la mâche et la broie, la prière permet de la goûter, la contemplation est la douceur même qui réjouit et refait. La lecture atteint l’écorce, la méditation pénètre la moelle, la prière exprime le désir, et la contemplation savoure la douceur obtenue.
L’esprit voit qu’il ne peut atteindre par lui-même la douceur tant désirée de la connaissance et de l’expérience. Plus son cœur devient profond, plus Dieu lui paraît élevé. Il s’humilie alors et se réfugie dans la prière : "Seigneur, que seuls les cœurs purs peuvent voir, je recherche, par la lecture et la méditation, ce qu’est la vraie pureté de cœur, et comment l’obtenir pour devenir capable, grâce à elle, de te connaître, si peu que ce soit. J’ai cherché ton visage, Seigneur, j’ai cherché ton visage. J’ai longtemps médité en mon cœur, et un feu s’est allumé dans ma méditation : le désir de te connaître davantage. Quand tu romps pour moi le pain de la sainte Écriture, tu m’es connu dans cette fraction du pain. Et plus je te connais, plus je désire te connaître, non seulement dans l’écorce de la lettre mais dans la saveur de l’expérience. Je ne demande pas cela, Seigneur, en raison de mes mérites, mais à cause de ta miséricorde. J’avoue, en effet, que je suis pécheur et indigne, mais les petits chiens eux-mêmes mangent des miettes qui tombent de la table de leurs maîtres. Donne-moi donc, Seigneur, les gages de l’héritage futur, une goutte au moins de la pluie céleste pour rafraîchir ma soif, car je brûle d’amour".
Par ces mots brûlants et d’autres semblables, l’âme enflamme son désir, elle montre ainsi l’état où elle est parvenue. C’est par de telles incantations qu’elle appelle son Époux. Or le Seigneur, qui regarde les justes et qui non seulement écoute leur prière, mais est présent dans cette prière, n’attend pas la fin de ces mots. Il interrompt cette prière au milieu de son cours ; il se présente tout à coup, il se hâte de venir à la rencontre de l’âme qui le désire, ruisselant de la douce rosée du ciel, oint des meilleurs parfums. Il recrée l’âme fatiguée, il nourrit sa faim, il réconforte son aridité, il la vivifie en la mortifiant par un admirable oubli d’elle-même, il la rend sobre en l’enivrant.

 

Lecture d'un autre jour à partir du calendrier liturgique...

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous consentez à notre politique de confidentialité