Horaire des Offices

 
Semaine
 
Dimanches et Solennités
 
 
 
 
Vigiles
4 h 00
  Vigiles
4 h 00
Laudes
7 h 00
  Laudes
7 h 30
Messe
7 h 30
  Tierce
9 h 15
Tierce
9 h 15
  Messe
10 h 30
Sexte
12 h 15
  Sexte
12 h 15
None
14 h 15
  None
14 h 15
Vêpres
18 h 00
  Vêpres
18 h 00
Complies
20 h 00
  Complies
20 h 00

 

Les offices sont de nouveau accessibles. Compte-tenu des consignes sanitaires actuelles, merci de veiller à garder à l'église une distance de 2m entre chaque personne. Les membres d'une même famille peuvent rester ensemble. Le port du masque est recommandé.

Quelques chants liturgiques...

chant aiguebelle"Donner sa vie"
T.: Didier Rimaud - M. : Marcel Godard



"Exulte de toutes tes forces"
T.: AELF - M. : Aiguebelle



"Salve"
M. : Mélodie cistercienne

Vendredi 27ème semaine du T.O.

Vendredi, 9 Octobre 2020

Le pain du dimanche d’ACHILLE DEGEEST

Les Philippiens ont fait parvenir un don à saint Paul prisonnier à Rome. Celui-ci, après les avoir remerciés vivement, souligne que, ayant apprécié le don matériel, il apprécie encore plus le don de la fidèle amitié.
Les circonstances de son apostolat lui ont appris à se contenter de peu et à ne pas abuser de l’abondance. La dure école pratique de plusieurs années de voyages, d’accueil et de bannissements, d’amitié et de rebuffades, d’abondance et de détresse, l’a instruit dans l’art d’utiliser toutes les circonstances de la vie pour avancer dans son effort d’évangélisation. Pourquoi saint Paul parle-t-il ainsi aux Philippiens qui lui ont apporté du secours ? Non pas pour leur dire qu’il aurait pu s’en passer mais pour les enseigner sur un point capital. En effet, où saint Paul trouve-t-il tout secours et toute aide ? Et donc où les Philippiens eux aussi doivent-ils les chercher ? Dans le Christ Jésus. "Je puis tout en Celui qui me fortifie". La force du Christ rend saint Paul capable de tout entreprendre, de tout accomplir, de tout supporter. Cette force à elle seule est suffisante.
Mais ce qui touche le vieil apôtre au cœur et dont il remercie les Philippiens, c’est qu’ils prennent part à sa souffrance. De plus, en participant ainsi à son épreuve, ils participent indirectement à son travail, à son apostolat. Leur témoignage de communion le touche d’autant plus qu’il sent venir la solitude. Les églises qu’il a fondées ne lui sont guère fidèles par suite de leurs dissensions internes ; des éléments actifs y entretiennent des dissentiments contre lui. Elles ne pensent pas à l’aider, à se compromettre pour lui, ou bien elles ne le veulent pas. La sensation de la solitude et de l’abandon lui fait apprécier d’autant plus le témoignage de communion que les Philippiens lui envoient.
Ce texte nous donne deux leçons importantes. Lorsque l’épreuve l’atteint, le chrétien cherche sa vraie force en Dieu. Dieu se fait tout proche dans le Christ. L’épreuve est le moyen d’entrer en communion avec le Christ réel, celui de la croix, et le Christ victorieux, celui de la résurrection. Il est certes normal de chercher, lorsqu’on souffre, la présence et l’aide de ceux qu’on pense être des amis, mais il faut savoir que les amis véritables sont peu nombreux. Il arrive même qu’ils n’existent pas. De toute façon aucun ami ne peut nous accompagner au sommet de notre souffrance. Le Seigneur, malgré la présence de sa Mère et de Jean, était seul sur la croix et seul face à la mort. Son unique recours était le Père, et même sur ce point il éprouva la noire impression de l’abandon. Il demeure que Jésus a vaincu la souffrance et la mort. Auprès de lui seul le chrétien trouve la force de vaincre sa souffrance et sa mort. "Je puis tout en Celui qui me fortifie".
La deuxième leçon est que nous avons envers les autres, un devoir de sympathie. Si nous avons accepté que quelqu’un nous juge son ami, nous avons le devoir de lui porter secours, si la souffrance l’atteint. Nous sommes vraiment son ami, si nous souffrons avec lui. Saint Paul remercie les Philippiens d’avoir pris part à son épreuve : il reconnaît en eux de vrais amis. Ils ne l’abandonnent pas bien qu’il soit au loin, à Rome. Ils se compromettent pour lui, car ils manifestent leur solidarité avec un prisonnier sur qui plane la menace d’une condamnation à mort, ils se "mouillent" pour lui.

 

Lecture d'un autre jour à partir du calendrier liturgique...

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