Horaire des Offices

 
Semaine
 
Dimanches et Solennités
 
 
 
 
Vigiles
4 h 00
  Vigiles
4 h 00
Laudes
7 h 00
  Laudes
7 h 30
Messe
7 h 30
  Tierce
9 h 15
Tierce
9 h 15
  Messe
10 h 30
Sexte
12 h 15
  Sexte
12 h 15
None
14 h 15
  None
14 h 15
Vêpres
18 h 00
  Vêpres
18 h 00
Complies
20 h 00
  Complies
20 h 00

 

Les offices sont de nouveau accessibles. Compte-tenu des consignes sanitaires actuelles, merci de veiller à garder à l'église une distance de 2m entre chaque personne. Les membres d'une même famille peuvent rester ensemble. Le port du masque est recommandé.

Quelques chants liturgiques...

chant aiguebelle"Donner sa vie"
T.: Didier Rimaud - M. : Marcel Godard



"Exulte de toutes tes forces"
T.: AELF - M. : Aiguebelle



"Salve"
M. : Mélodie cistercienne

Sainte Thérèse d’Avila

Jeudi, 15 Octobre 2020

Vie de Sainte THÉRÈSE D’AVILA

Au moment où je recevais l’habit religieux, le Seigneur me fit comprendre quelles faveurs il accorde à ceux qui savent se vaincre par amour pour lui. Personne cependant n’avait soupçonné cette lutte ; on n’avait vu en moi qu’un très grand courage. Aussitôt j’éprouvais une telle joie d’être enfin dans l’état religieux que depuis lors je n’ai jamais cessé de la goûter.
Dieu changea la sécheresse où était mon âme en l’amour le plus tendre pour lui. Tous les exercices de la vie religieuse faisaient mes délices ; et c’est la pure vérité. Ainsi, par exemple, quand j’allais parfois balayer aux mêmes heures que j’avais coutume d’employer précédemment à mes plaisirs et à mes parures, je me rappelais que j’étais enfin libre de toutes ces vanités : une joie nouvelle inondait mon âme. J’en étais surprise moi-même et je ne pouvais comprendre d’où elle venait. Quand je me rappelle ces souvenirs, il n’y a pas d’obstacle, si grand soit-il, que je ne me sente prête à affronter. J’en ai fait souvent l’expérience : chaque fois que l’on s’applique dès le début d’une entreprise à agir uniquement pour Dieu, il veut, pour augmenter nos mérites, que nous sentions de la frayeur avant de mettre la main à l’œuvre. Plus la frayeur est grande, plus aussi, quand on la surmonte, la récompense est abondante et procure ensuite de la joie.
Dès cette vie même, sa Majesté daigne payer ce courage par des faveurs connues de ceux-là seuls qui les ont goûtées. Bien des fois, j’étais dans le ravissement à la vue de la bonté immense de Dieu, et mon âme se délectait en considérant sa magnificence et sa miséricorde infinie. Qu’il soit béni pour tous ses bienfaits ! Car, je l’ai vu clairement : il n’a jamais manqué de me récompenser, même dès cette vie, du moindre bon désir. Quelque défectueuses et imparfaites que fussent mes œuvres, ce bon Maître les améliorait peu à peu, il les perfectionnait, il leur donnait de la valeur. Quant à mes fautes et à mes péchés, il s’empressait de les faire disparaître. Et maintenant, Sa Majesté permet que ceux qui en ont été les témoins ne les voient plus et ne s’en souviennent plus, il dore mes fautes. Il fait resplendir une vertu qu’il a Lui-même mise en moi, en m’obligeant, pour ainsi dire, à la recevoir.
Je le répète, si je devais raconter par le détail la conduite miséricordieuse du Seigneur à mon égard dans ces débuts, il faudrait une autre intelligence que la mienne. Je ne saurais donner une idée des bienfaits dont je lui suis redevable, ni de l’excès de mon ingratitude et de ma malice. J’ai même tout oublié. Qu’il soit béni à jamais de m’avoir supportée si longtemps ! Ainsi soit-il !

 

Lecture d'un autre jour à partir du calendrier liturgique...

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