Horaire des Offices

 
Semaine
 
Dimanches et Solennités
 
 
 
 
Vigiles
4 h 00
  Vigiles
4 h 00
Laudes
7 h 00
  Laudes
7 h 30
Messe
7 h 30
  Tierce
9 h 15
Tierce
9 h 15
  Messe
10 h 30
Sexte
12 h 15
  Sexte
12 h 15
None
14 h 15
  None
14 h 15
Vêpres
18 h 00
  Vêpres
18 h 00
Complies
20 h 00
  Complies
20 h 00

 

Les offices sont de nouveau accessibles. Compte-tenu des consignes sanitaires actuelles, merci de veiller à garder à l'église une distance de 2m entre chaque personne. Les membres d'une même famille peuvent rester ensemble. Le port du masque est recommandé.

Quelques chants liturgiques...

chant aiguebelle"Donner sa vie"
T.: Didier Rimaud - M. : Marcel Godard



"Exulte de toutes tes forces"
T.: AELF - M. : Aiguebelle



"Salve"
M. : Mélodie cistercienne

Lundi 29ème semaine du T.O.

Lundi, 19 Octobre 2020

Sermon sur le Cantique de Saint BERNARD

Si les parfums de l’Épouse ont une telle valeur et sont si précieux, quels ne sont ceux de l’Époux ? Bien que nous ne puissions l’expliquer, il n’y a pourtant aucun doute que leur pouvoir est plus excellent, leur grâce plus efficace, puisque leur odeur provoque à la course non seulement les adolescentes, mais l’Épouse elle-même.
Je le pense, l’Époux possède différents aromates, et en très grand nombre. Les uns ne peuvent être savourés que par l’Épouse, la plus proche et la plus intime, mais d’autres parviennent jusqu’aux jeunes filles. Il y en a d’autres encore pour ceux qui restent au loin, de sorte que nul ne se dérobe à sa chaleur. Mais bien que le Seigneur soit doux pour tous, il l’est surtout pour ses proches ; et plus on entre dans son intimité par les mérites de sa vie et la pureté du cœur, plus on perçoit les effluves naissants et la pénétrante odeur de sa douce action.
L’Époux, lui, sait de quelles délices l’Esprit réchauffe la bien-aimée, de quelles inspirations il réconfortera un à un chacun de ses sens et les charmera de ses parfums ; il sait qu’ils sont pour elle une source réservée où aucun étranger n’y puisera, aucun indigne n’y boira. C’est en effet, "un jardin clos, une source scellée". Mais ensuite les eaux descendront de là jusque sur les places publiques.
C’est l’Époux, cette source de vie, cette fontaine scellée qui sourd du jardin clos, par la bouche de saint Paul, son canal. Elle jaillit comme cette sagesse qui, selon le bienheureux Job, "sort de lieux cachés". Elle se divise en quatre ruisseaux et se répand vers les places publiques où elle nous est présentée, "faite pour nous, de par Dieu, sagesse, justice, sanctification et rédemption". Ses quatre ruisseaux sont comme autant de précieux onguents, car rien n’empêche d’entendre par là deux réalités à la fois : l’eau puisqu’ils purifient, et l’onction, puisqu’ils embaument. De ces ruisseaux donc, comme d’onguents confectionnés sur la montagne des aromates avec des essences divines, un si doux parfum remplit les narines de l’Église que bientôt, mise en émoi par cette douce odeur, elle accourt vers l’Époux d’en haut, venue des quatre parties du monde, comme cette Reine du Midi qui vint des extrémités de la terre entendre la sagesse de Salomon, stimulée par l’odeur de ses propos.
À coup sûr, l’Église ne pouvait courir à l’odeur de son Salomon, tant que celui qui, de toute éternité, était la Sagesse issue du Père, devint pour elle la Sagesse dépendante du Père, et qu’ainsi elle pût percevoir son parfum. De même, il devint pour elle justice, sanctification et rédemption pour lui permettre de courir à l’odeur de ses parfums, bien qu’il eût tout cela en lui avant que tout fut créé. Car "Au commencement était le Verbe". Mais les bergers ne purent accourir en toute hâte que lorsqu’on leur annonça qu’il s’était fait chair. Ils se dirent entre eux : "Allons donc à Bethléem et voyons ce Verbe fait chair, cette œuvre que le Seigneur a faite et qu’il nous montre". Le texte ajoute qu’ils "vinrent en hâte". Avant, ils n’avaient pas bougé, tant que le Verbe était seulement près de Dieu. Mais dès que le Verbe qui était, fut fait, dès que le Seigneur fit cela et le montra, alors les bergers vinrent en hâte ; ils accoururent.

 

Lecture d'un autre jour à partir du calendrier liturgique...

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