Horaire des Offices

 
Semaine
 
Dimanches et Solennités
 
 
 
 
Vigiles
4 h 00
  Vigiles
4 h 00
Laudes
7 h 00
  Laudes
7 h 30
Messe
7 h 30
  Tierce
9 h 15
Tierce
9 h 15
  Messe
10 h 30
Sexte
12 h 15
  Sexte
12 h 15
None
14 h 15
  None
14 h 15
Vêpres
18 h 00
  Vêpres
18 h 00
Complies
20 h 00
  Complies
20 h 00

 

Les offices sont de nouveau accessibles. Compte-tenu des consignes sanitaires actuelles, merci de veiller à garder à l'église une distance de 2m entre chaque personne. Les membres d'une même famille peuvent rester ensemble. Le port du masque est recommandé.

Quelques chants liturgiques...

chant aiguebelle"Donner sa vie"
T.: Didier Rimaud - M. : Marcel Godard



"Exulte de toutes tes forces"
T.: AELF - M. : Aiguebelle



"Salve"
M. : Mélodie cistercienne

Mardi 29ème semaine du T.O.

Mardi, 20 Octobre 2020

Sur les degrés d’humilité et d’orgueil de Saint BERNARD

Énumérant les béatitudes, le Seigneur a placé les miséricordieux avant les cœurs purs. C’est parce que les miséricordieux saisissent immédiatement la vérité dans le prochain, lorsqu’ils étendent pour ainsi dire jusqu’en lui-même leurs sentiments, et ainsi se conforment à lui par leur charité, au point qu’ils sentent ses biens ou ses maux comme les leurs propres. Ils se font malades avec les malades, brûlent avec ceux qui sont scandalisés. C’est leur habitude de “se réjouir avec ceux qui sont dans l’allégresse, de pleurer avec ceux qui pleurent”. La pointe du cœur étant bien purifiée par cette charité fraternelle, ils se délectent à contempler en elle-même cette vérité pour l’amour de laquelle ils portent les maux d’autrui.
Mais ceux qui ne s’associent pas à leurs frères, et au contraire, insultent à leurs larmes ou méprisent leur joie, qui ne sentent pas en eux-mêmes les sentiments des autres, sous prétexte qu’ils ne se trouvent pas dans les mêmes circonstances, comment pourraient-ils saisir la vérité dans le prochain ? Le proverbe populaire leur convient : “L’homme bien portant ne sait pas ce que sent le malade, ni le repu ce que souffre l’affamé”. Le malade compatit au malade, l’affamé à l’affamé, d’autant plus étroitement qu’ils se sentent plus proches. De même que la très pure vérité n’est visible qu’au cœur pur, ainsi le malheur d’un frère est senti plus vivement par un cœur malheureux. Mais, pour avoir un cœur pitoyable à la misère d’autrui, il faut d’abord que tu connaisses la tienne propre, afin que tu découvres dans ta propre âme l’âme de ton frère, et apprennes de toi-même comment lui subvenir, à l’exemple de notre Sauveur qui a voulu souffrir pour savoir compatir, devenir misérable pour apprendre à avoir pitié ; si bien que de toutes ses souffrances il apprît non seulement comme le dit l’Écriture, l’obéissance, mais apprît aussi la miséricorde. Non qu’il l’ignorât auparavant, lui dont la miséricorde est de toute éternité et pour toute l’éternité ; mais ce qu’il savait par nature de toute éternité, il l’a appris dans le temps par expérience.
C’est ainsi, dit saint Paul, que “le Christ s’est fait obéissant au Père jusqu’à la mort, la mort de la croix”. Pourquoi ? L’apôtre Pierre va répondre : “Le Christ est mort pour nous, vous laissant cet exemple afin que vous suiviez ses traces”, c’est-à-dire que vous imitiez son obéissance. Donc, de tout ce qu’il a souffert, nous apprenons tout ce qu’il nous faut supporter pour l’obéissance, nous qui sommes de simples hommes, quand lui qui était Dieu n’a pas hésité à mourir pour elle. De cette manière, diras-tu, il n’y a pas d’inconvénient à affirmer que le Christ a appris dans son corps l’obéissance ou la miséricorde, ou autre chose. Mais, dans sa propre personne, rien n’a pu dans le temps parvenir à sa connaissance qui lui fût auparavant caché. Dans ce sens, c’est lui-même qui enseigne à avoir pitié ou à obéir, lui encore qui apprend, car tête et corps ne sont qu’un seul Christ.
Je ne dis pas que par cette expérience il en ait appris davantage, mais il apparaît plus proche. Il en est ainsi des pauvres fils d’Adam : il n’a pas eu honte de les rendre ses frères et de leur donner ce nom ; aussi n’hésiteront t’ils pas à lui confier leurs infirmités : il peut les guérir comme Dieu ; il le veut comme proche parent ; il les connaît comme ayant passé par-là. C’est pourquoi Isaïe l’appelle : “Homme de douleur et qui connaît la souffrance”. Et l’Apôtre : “Nous n’avons pas un pontife incapable de compatir à nos infirmités”. Et il ajoute la raison : “Il a été tenté en tout, pour nous être semblable, sauf le péché”.

 

Lecture d'un autre jour à partir du calendrier liturgique...

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