Horaire des Offices

 
Semaine
 
Dimanches et Solennités
 
 
 
 
Vigiles
4 h 00
  Vigiles
4 h 00
Laudes
7 h 00
  Laudes
7 h 30
Messe
7 h 30
  Tierce
9 h 15
Tierce
9 h 15
  Messe
10 h 30
Sexte
12 h 15
  Sexte
12 h 15
None
14 h 15
  None
14 h 15
Vêpres
18 h 00
  Vêpres
18 h 00
Complies
20 h 00
  Complies
20 h 00

 

Les offices sont de nouveau accessibles. Compte-tenu des consignes sanitaires actuelles, merci de veiller à garder à l'église une distance de 2m entre chaque personne. Les membres d'une même famille peuvent rester ensemble. Le port du masque est recommandé.

Quelques chants liturgiques...

chant aiguebelle"Donner sa vie"
T.: Didier Rimaud - M. : Marcel Godard



"Exulte de toutes tes forces"
T.: AELF - M. : Aiguebelle



"Salve"
M. : Mélodie cistercienne

Jeudi 29ème semaine du T.O.

Jeudi, 22 Octobre 2020

Le travail des moines de SAINT AUGUSTIN

Je voudrais bien savoir ce que font, à quoi s’occupent ceux qui se refusent au travail corporel. À l’oraison, disent-ils, à la psalmodie, à la lecture, à la parole de Dieu. Saint programme de vie, assurément, et conforme à la douceur du Christ. Mais si l’on ne doit pas nous distraire de ces exercices, ne mangeons pas non plus, ne préparons pas d’aliments sur la table, en vue du repas quotidien. Or si ces activités s’imposent même aux serviteurs de Dieu, à intervalles réguliers, par la nécessité même de leur nature, pourquoi ne réserverions-nous pas non plus des moments déterminés à l’observation du précepte de l’Apôtre ? Car une seule prière de l’homme obéissant est plus vite exaucée que dix mille du désobéissant.
D’ailleurs, même ceux qui travaillent des mains peuvent facilement chanter les cantiques divins, égayant ainsi leur travail comme d’une divine mélopée. Ne savons-nous pas à quels refrains de théâtre, légers et souvent obscènes, les ouvriers livrent leur cœur et leur voix, sans que leurs mains abandonnent la tâche ? Qu’est-ce donc qui empêche le serviteur de Dieu de méditer la loi du Seigneur en travaillant des mains, et de chanter le nom du Très-Haut, pourvu qu’il ait eu des loisirs consacrés à apprendre ce qu’il retrouvera de mémoire. Nous avons là un motif pour les fidèles de subvenir aux nécessités des serviteurs de Dieu par leurs bonnes œuvres : il ne faut pas que les heures qu’ils consacrent à la formation de l’esprit, et qui excluent toute occupation manuelle, deviennent la source d’une gêne excessive. Mais ces moines qui s’adonnent si fort à la lecture, n’y trouvent-ils pas ce que l’Apôtre ordonne ? Quelle est donc cette extravagance : ne pas vouloir se conformer à ce qu’on a lu, et vouloir cependant poursuivre la lecture ? Faut-il prolonger une bonne lecture, alors qu’on néglige de la mettre en pratique ? Qui donc ignore qu’on profite d’autant plus vite des bonnes lectures que l’on fait, que l’on met plus vite en pratique ce qu’on a lu ?
Au reste, lorsque les serviteurs de Dieu sont libres et capables de gagner leur vie par le travail des mains, suivant le précepte et l’exemple de l’Apôtre, si quelqu’un leur propose l’enseignement de l’Évangile au sujet des oiseaux qui ne sèment, ni ne moissonnent, et n’amassent rien dans des greniers, et au sujet des lis qui ne travaillent ni ne filent, ils répondront facilement ceci. Dans le cas où, par suite d’une infirmité ou d’une charge, nous ne pourrions travailler, Dieu nous nourrirait et nous vêtirait, comme il le fait pour les oiseaux et les lis qui ne font aucun de ces travaux. Mais pouvant vivre de notre travail, nous ne devons point tenter notre Dieu. D’ailleurs, ce que nous pouvons faire, c’est par sa grâce que nous le pouvons, et quand nous vivons de notre travail, c’est grâce à lui que nous vivons, puisque c’est lui qui nous a donné de le pouvoir.
C’est pourquoi nous n’avons pas à nous inquiéter de nos besoins : quand nous pouvons y pourvoir, c’est celui qui nourrit et revêt les hommes, qui nous nourrit et nous vêt. Quand nous ne le pouvons plus, c’est encore lui qui nous nourrit et nous couvre, lui qui nourrit les oiseaux et revêt les lis. Engagés à son service, nous n’avons donc point de souci du lendemain : ce n’est pas en vue des biens temporels qui ont un lendemain, mais en vue de ses biens éternels, qui sont un aujourd’hui sans cesse présent, que nous nous sommes consacrés à Dieu pour lui plaire, sans avoir à être impliqués dans les affaires du monde.

 

Lecture d'un autre jour à partir du calendrier liturgique...

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