Horaire des Offices

 
Semaine
 
Dimanches et Solennités
 
 
 
 
Vigiles
4 h 00
  Vigiles
4 h 00
Laudes
7 h 00
  Laudes
7 h 30
Messe
7 h 30
  Tierce
9 h 15
Tierce
9 h 15
  Messe
10 h 30
Sexte
12 h 15
  Sexte
12 h 15
None
14 h 15
  None
14 h 15
Vêpres
18 h 00
  Vêpres
18 h 00
Complies
20 h 00
  Complies
20 h 00

 

Les offices sont de nouveau accessibles. Compte-tenu des consignes sanitaires actuelles, merci de veiller à garder à l'église une distance de 2m entre chaque personne. Les membres d'une même famille peuvent rester ensemble. Le port du masque est recommandé.

Quelques chants liturgiques...

chant aiguebelle"Donner sa vie"
T.: Didier Rimaud - M. : Marcel Godard



"Exulte de toutes tes forces"
T.: AELF - M. : Aiguebelle



"Salve"
M. : Melodie cistercienne

Bse Vierge Marie

Samedi, 23 Janvier 2021

L’Esprit et la femme d’André MANARANCHE

Donnons à Marie les titres qui lui reviennent dans leur émouvante simplicité. Marie est la “Femme”, l'autre semblable, librement chérie et étroitement associée. Elle est la “Mère”, celle de Jésus, celle du disciple jusqu'à ce que le Corps ait atteint sa taille adulte. Elle est la “Sœur”, l'une des nôtres, la croyante par excellence, celle qui a parcouru sans le péché l'itinéraire laborieux de la foi. Si l'on quitte la symbolique familiale pour prendre des images économiques, elle est la “Servante”, l'ouvrière empressée, laborieuse et discrète, qui remplit son office avant, pendant et après la visite de Dieu. Enfin si l'on aborde le domaine politique, elle est la “Reine”, d'autant plus exaltée en son Assomption qu'elle s'est humiliée en son Annonciation.
Tous ces vocables suggèrent à la fois un rôle exemplaire et une position efficace, ainsi qu'il en va de tous les amis de Dieu. Voilà pourquoi on peut la prier : non pas comme le dernier barrage au bout d'une enfilade de bureaux, derrière quoi se retrancherait un Patron inabordable, soucieux de filtrer les intrus ; non pas comme Esther, frêle intercession auprès d'un Souverain que l’on ne peut approcher ; mais comme l'Épouse intimement accordée à l'Époux, et qui révèle un amour au lieu de camoufler une colère. La négliger, c'est se tromper lourdement sur les sentiments de Dieu.
Il ne faut pas non plus, quand on parle d'elle, dissocier “Jésus” de “Christ”, comme si elle avait été réquisitionnée pour l'engendrement du premier, et mise ensuite à l'écart pour la croissance du second. Si, dans la vie apostolique, le Seigneur n'embauche pas des tâcherons, mais se consacre des amis à pleine âme, il serait bien étrange qu'il ait agi autrement avec sa mère, la traitant en instrument servile, bon à jeter au rebut après usage. Il n'y a donc pas à mettre un clivage dans la vie de Marie : Son assentiment n'appartient pas à sa biographie privée, mais à l'histoire publique du salut, dans la coïncidence de la personne et de la fonction.
Il faut enfin rassembler dans la foi tous les aspects de son mystère. Elle est immaculée en sa conception parce que son être est digne de son fruit, ayant pour origine son propre terme : Dieu la recrée dans le Christ, en la faisant naître pour le Christ. En elle, la créature atteint la perfection : celle d'être le pur miroir où le Père regarde avec complaisance l'histoire que sa grâce s'est donnée, et sur laquelle il réfléchit son Image éternelle. Si ce privilège fait sauter la première limite humaine, celle du péché, l'Assomption fait sauter la seconde, celle de la mort corporelle. La raison d'être de Marie sur la terre, c'était la mort de la chair dans le fruit de sa chair : le départ glorieux du Christ enlève donc à sa Mère toute raison d'être encore là, une fois accomplie sa mission auprès de l'Église naissante. Bref, toute sa vie terrestre est enfermée dans l'événement de son Fils et se consomme en lui. Voilà pourquoi l'Esprit est chez elle à demeure.

 

Lecture d'un autre jour à partir du calendrier liturgique...

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