Horaire des Offices

 
Semaine
 
Dimanches et Solennités
 
 
 
 
Vigiles
4 h 00
  Vigiles
4 h 00
Laudes
7 h 00
  Laudes
7 h 30
Messe
7 h 30
  Tierce
9 h 15
Tierce
9 h 15
  Messe
10 h 30
Sexte
12 h 15
  Sexte
12 h 15
None
14 h 15
  None
14 h 15
Vêpres
18 h 00
  Vêpres
18 h 00
Complies
20 h 00
  Complies
20 h 00

 

Les offices sont de nouveau accessibles. Compte-tenu des consignes sanitaires actuelles, merci de veiller à garder à l'église une distance de 2m entre chaque personne. Les membres d'une même famille peuvent rester ensemble. Le port du masque est recommandé.

Quelques chants liturgiques...

Le chœur de la communauté d'Aiguebelle

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  • "Donner sa vie" - T. : Didier Rimaud - M. : Marcel Godard
  • "Exulte de toutes tes forces" - T. : AELF - M. : Aiguebelle
  • "Salve" - M. : Mélodie cistercienne

 

Vendredi 4ème semaine de Pâques

Vendredi, 13 Mai 2022

Pensées sur l’Église de John-Henry NEWMAN

Le Christ est encore sur terre : Il a dit formellement qu'Il reviendrait. La venue de l'Esprit-Saint est réellement la venue du Christ lui-même. Nier qu'Il est ici-bas maintenant, alors qu'Il y est par son Esprit divin, équivaudrait à dire que pendant sa vie charnelle, Il n'était pas ici-bas, alors qu'Il était visiblement en ce monde.

S’Il est encore sur terre bien qu'étant invisible, ce qu'on ne peut nier, il est évident qu'Il demeure dans la condition qu'Il s'est choisie lorsqu'Il s'est fait chair. Je veux dire qu'Il est maintenant caché et qu'on peut l'approcher, si l'on n'y fait pas attention, sans avoir les sentiments de respect et de crainte qui lui sont dûs. Autrement dit, Il est ici, mais secrètement. Quels que soient les gages de sa Présence, ils doivent être de nature à laisser certains hommes ignorer où Il se trouve. Et s'ils veulent discuter, être subtils et perspicaces, ils pourront semer le doute en eux-mêmes et autour d'eux, comme le firent les Juifs pendant sa vie charnelle, au point de croire que le Christ n'est plus présent nulle part sur la terre. Et lorsqu'ils en viennent à penser qu'Il est absent, ils sentent naturellement qu'il est impossible de l'insulter comme les Juifs l'ont fait autrefois.

C’est ainsi que l'Église est appelée “son Corps”. Elle est maintenant ce qu'était son Corps matériel lorsqu'il était visible sur terre. Elle est l'instrument de sa puissance divine. Mais qu'est-ce que l'Église à vrai dire, sinon un être humilié qui provoque presque l'insulte et l'impiété chez les hommes qui ne vivent pas de la foi ; elle est un objet terrestre, bien plus terrestre encore que Son Corps de chair qui était du moins pur de tout péché, tandis que l'Église est souillée dans tous ses membres. Nous savons que les meilleurs de ses ministres sont imparfaits et faillibles, soumis aux passions tout comme leurs frères. Et pourtant c'est d'eux que le Christ a dit, ne parlant pas seulement des Apôtres, mais des soixante-dix disciples, auxquels les ministres chrétiens sont sûrement égaux quant à leur charge : “Celui qui vous écoute m'écoute et Celui qui vous méprise me méprise, et Celui qui me méprise, méprise Celui qui m'a envoyé”.

En outre, Il a fait des pauvres, des faibles et des affligés, les témoins et les instruments de Sa présence ; et là encore il est naturel que nous guette la même tentation de les négliger et de les traiter avec irrévérence. Ce qu'Il était, ses disciples d'élection le sont aussi sans aucun doute en ce monde, et de même que sa condition obscure et faible portait les hommes à l'insulter et à le maltraiter, ainsi les mêmes caractéristiques, chez les témoins de Sa présence, portent les hommes à l'insulter maintenant. Que tels soient ses témoins, cela apparaît clairement d'après plusieurs passages de l'Écriture : par exemple, il dit des enfants : “Celui qui reçoit un de ces petits enfants en mon nom me reçoit”. Et encore, Il dit à Saul qui persécutait ses disciples : “Pourquoi me persécutes-tu ?”. Il nous prévient qu'au dernier jour, Il dira aux Justes : “J'avais faim et vous m'avez donné à manger, j'avais soif et vous m'avez donné à boire, etc.”. Et Il ajoute : “Ce que vous avez fait au plus petit de mes frères, c'est à moi que vous l'avez fait”. Les paroles qu'Il adresse aux damnés font le même rapprochement entre Lui et ses disciples.

Ce qui rend ce passage encore plus frappant, c'est que ni les justes ni les damnés ne savaient ce qu'ils avaient fait. Les justes eux-mêmes sont représentés comme s'ils ignoraient qu'ils avaient été auprès du Christ. Ils disent : “Seigneur, quand est-ce que nous vous avons vu ayant faim, et que nous vous avons donné à manger ?” En tous temps, le Christ est donc en ce monde, mais il n’est pas reconnu de tous, pas plus qu'aux jours de sa vie charnelle.

 

 

Lecture d'un autre jour à partir du calendrier liturgique...

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