Horaire des Offices

 
Semaine
 
Dimanches et Solennités
 
 
 
 
Vigiles
4 h 00
  Vigiles
4 h 00
Laudes
7 h 00
  Laudes
7 h 30
Messe
7 h 30
  Tierce
9 h 15
Tierce
9 h 15
  Messe
10 h 30
Sexte
12 h 15
  Sexte
12 h 15
None
14 h 15
  None
14 h 15
Vêpres
18 h 00
  Vêpres
18 h 00
Complies
20 h 00
  Complies
20 h 00

 

Les offices sont de nouveau accessibles. Compte-tenu des consignes sanitaires actuelles, merci de veiller à garder à l'église une distance de 2m entre chaque personne. Les membres d'une même famille peuvent rester ensemble. Le port du masque est recommandé.

Quelques chants liturgiques...

Le chœur de la communauté d'Aiguebelle

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  • "Donner sa vie" - T. : Didier Rimaud - M. : Marcel Godard
  • "Exulte de toutes tes forces" - T. : AELF - M. : Aiguebelle
  • "Salve" - M. : Mélodie cistercienne

 

Saint Matthias

Samedi, 14 Mai 2022

AUDIENCE GÉNÉRALE Mercredi 18 octobre 2006 du Pape BENOÎT XVI

Nous ne pouvons pas omettre de mentionner celui qui est toujours cité le dernier dans les listes des Douze : Judas Iscariote. Nous voulons ici lui associer la personne qui fut ensuite élue pour le remplacer, c'est-à-dire Matthias. Le simple nom de Judas suscite déjà chez les chrétiens une réaction instinctive de réprobation et de condamnation… Quoi qu'il en soit, les évangélistes insistent sur la qualité d'apôtre, qui revenait à Judas à tous les effets : il est appelé de manière répétée l’« un des Douze» (Mt 26, 14.47; Mc 14, 10.20; Jn 6, 71) ou « qui était au nombre des Douze» (Lc 22, 3). Plus encore, à deux reprises, Jésus, s'adressant aux Apôtres et parlant précisément de lui, l'indique même comme « l'un de vous » (Mt 26, 21 ; Mc 14, 18 ; Jn 6, 70 ; 13, 21). Et Pierre dira de Judas qu'il « était pourtant l'un de nous et avait reçu sa part de notre ministère » (Ac 1, 17). 

Il s'agit donc d'une figure appartenant au groupe de ceux que Jésus avait choisis comme ses proches compagnons et collaborateurs. Cela suscite deux questions, dans la tentative de donner une explication aux faits qui se sont produits. La première consiste à se demander pourquoi Jésus a choisi cet homme et lui a fait confiance. D'autant plus que, en effet, bien que Judas soit, dans les faits, l'économe du groupe (cf. Jn 12, 6b ; 13, 29a), en réalité il est aussi qualifié de « voleur » (Jn 12, 6a). Le mystère du choix demeure, d'autant plus que Jésus prononce un jugement très sévère sur son compte : » Malheureux l'homme par qui le Fils de l'homme est livré » (Mt 26, 24). Le mystère s'épaissit encore davantage à propos de son destin éternel, sachant que Judas « pris de remords en le voyant condamné... rapporta les trente pièces d'argent aux chefs des prêtres et aux anciens. Il leur dit : » J'ai péché en livrant à la mort un innocent » « (Mt 27, 3-4). Bien qu'il se soit ensuite éloigné pour aller se pendre (cf. Mt 27, 5), ce n'est pas à nous qu'il revient de juger son geste, en nous substituant à Dieu infiniment miséricordieux et juste. Une deuxième question concerne la raison du comportement de Judas : pourquoi trahit-il Jésus ? .... La trahison de Judas demeure quoi qu'il en soit un mystère. Jésus l'a traité en ami (cf. Mt 26, 50), mais dans ses invitations à le suivre sur la voie des béatitudes, il ne forçait pas les volontés et ne les protégeait pas non plus contre les tentations de Satan, respectant la liberté humaine. 

… Pierre, après sa chute, s'est repenti et a trouvé le pardon et la grâce. Judas aussi s'est repenti, mais son repentir a dégénéré en désespoir, se transformant ainsi en autodestruction. C'est pour nous une invitation à toujours nous rappeler ce que dit saint Benoît à la fin du chapitre V de sa « Règle », qui est fondamental : « Ne désespère jamais de la miséricorde divine ». En réalité, Dieu « est plus grand que notre cœur », comme le dit saint Jean (1 Jn 3, 20). Gardons donc deux choses à l'esprit. La première : Jésus respecte notre liberté. La deuxième : Jésus attend notre disponibilité au repentir et à la conversion ; il est riche de miséricorde et de pardon. Du reste, quand nous pensons au rôle négatif joué par Judas, nous devons l'insérer dans la direction supérieure des événements de la part de Dieu. Sa trahison a conduit à la mort de Jésus, qui transforma ce terrible supplice en espace d'amour salvifique et en don de soi au Père (cf. Gal 2, 20 ; Ep 5, 2.25). Le verbe « trahir » est la version d'un mot grec qui signifie « livrer ». Parfois son sujet est même Dieu en personne : c'est lui qui par amour « livra » Jésus pour nous tous (cf. Rm 8, 32). Dans son mystérieux projet salvifique, Dieu assume le geste inexcusable de Judas comme une occasion de don total du Fils pour la rédemption du monde. 

Pour conclure, nous voulons également rappeler celui qui après la Pâque fut élu à la place du traître. Dans l'Eglise de Jérusalem deux personnes furent proposées par la communauté et ensuite tirées au sort : « Joseph Barsabbas, surnommé Justus, et Matthias » (Ac 1, 23). Ce dernier fut précisément élu et ainsi « associé aux onze Apôtres » (Ac 1, 26). Nous ne savons rien de lui, si ce n'est qu'il avait été lui aussi témoin de toute la vie terrestre de Jésus (cf. Ac 1, 21-22), lui demeurant fidèle jusqu'au bout. A la grandeur de sa fidélité s'ajouta ensuite l'appel divin à prendre la place de Judas, comme pour compenser sa trahison. Nous pouvons en tirer une dernière leçon : même si dans l'Eglise ne manquent pas les chrétiens indignes et traîtres, il revient à chacun de nous de contrebalancer le mal qu'ils ont accompli par notre témoignage limpide à Jésus Christ, notre Seigneur et Sauveur. 

 

 

Lecture d'un autre jour à partir du calendrier liturgique...

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