Horaire des Offices

 
Semaine
 
Dimanches et Solennités
 
 
 
 
Vigiles
4 h 00
  Vigiles
4 h 00
Laudes
7 h 00
  Laudes
7 h 30
Messe
7 h 30
  Tierce
9 h 15
Tierce
9 h 15
  Messe
10 h 30
Sexte
12 h 15
  Sexte
12 h 15
None
14 h 15
  None
14 h 15
Vêpres
18 h 00
  Vêpres
18 h 00
Complies
20 h 00
  Complies
20 h 00

 

Les offices sont de nouveau accessibles. Compte-tenu des consignes sanitaires actuelles, merci de veiller à garder à l'église une distance de 2m entre chaque personne. Les membres d'une même famille peuvent rester ensemble. Le port du masque est recommandé.

Quelques chants liturgiques...

Le chœur de la communauté d'Aiguebelle

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  • "Donner sa vie" - T. : Didier Rimaud - M. : Marcel Godard
  • "Exulte de toutes tes forces" - T. : AELF - M. : Aiguebelle
  • "Salve" - M. : Mélodie cistercienne

 

Vendredi 3ème semaine de Pâques

Vendredi, 6 Mai 2022

L’Église d’Orient de NICOLAS ARSENIEV

L’allégresse des Pères de l’Église, à propos de la Résurrection du Christ et de sa victoire sur la mort, la sienne et donc aussi la nôtre, a trouvé peut-être sa plus haute expression dans cet admirable sermon de saint Jean Chrysostome, qui aujourd’hui encore est récité dans la nuit de Pâques par l’Église d’Orient : "Entrez tous dans la joie de votre Maître ; les premiers et les derniers, acceptez le salaire ; riches et pauvres, réjouissez-vous ensemble ; les sobres et les nonchalants, honorez ce Jour. Ceux qui ont jeûné et ceux qui n’ont pas jeûné, réjouissez-vous de même aujourd’hui ! Que personne ne pleure sa pauvreté, car le Royaume pour tous est apparu. Que personne ne se décourage pour ses péchés, car le pardon a rayonné du Tombeau. Que personne ne craigne la mort, car la mort du Sauveur nous a délivrés. Il a effacé la mort, celui qui fut étreint par elle ; il a fait l’enfer prisonnier, celui qui est descendu dans l’enfer ; il l’a défait, cet enfer, après que son corps en eut goûté. "Où est ton aiguillon, ô Mort ? Où est ta victoire, ô Enfer ?" Le Christ est ressuscité et tu es terrassé. Le Christ est ressuscité et les démons sont tombés. Le Christ est ressuscité et les anges se réjouissent. Le Christ est ressuscité et la Vie est vivante. Le Christ est ressuscité et il n’y a plus de morts dans la tombe : car le Christ, ressuscité des morts, a été les prémices de ceux qui dorment. À lui soient gloire et domination dans les siècles des siècles !"

Quelle audace dans cette affirmation : "Le Christ est ressuscité et il n’y a plus de morts dans la tombe !". Cette foi touche déjà au Royaume de l’éternité, de la Vie éternelle !

Cette joie de Pâques, cette assurance de la foi, cette jubilante possession mystique du triomphe déjà accompli de la Vie éternelle, liée avec l’attente joyeuse de la manifestation du Royaume, donnant son empreinte à tout le culte et à la croyance des Pères, voilà l’esprit intime et vivant, le ton fondamental de la vie et de la piété de l’Église orientale. Et ce sont là, on ne saurait trop le faire ressortir, les notes caractéristiques du christianisme primitif. Car toute la première prédication est renfermée dans le message du Ressuscité, elle est illuminée de la joie de Pâques. Cela résonne déjà dans la première prédication des Apôtres, dans celle de Pierre, telle qu’elle nous est décrite dans les Actes des Apôtres. Et aussi dans la suite : "Si le Christ n’est pas ressuscité, notre prédication est vaine, notre foi est vaine. Mais le Christ est ressuscité, premier-né d’entre les morts".

Ainsi la manifestation de la vie éternelle fait couler un torrent de joie, qui enivre les disciples et leur donne la force de souffrir joyeux et de mourir joyeux. C’est ainsi seulement qu’on doit comprendre la psychologie des premiers chrétiens. Ils ont la Vie ! Car "la Vie est apparue et nous témoignons et nous annonçons la Vie éternelle, qui était auprès du Père et qui est apparue". De là ces tons de certitude, de la victoire sur la mort, d’attente joyeuse, de mystique et d’eschatologie. L’ensemble prend racine dans la foi concrète en la Résurrection du Maître et Seigneur. Cela ressort des inscriptions des catacombes, des prières publiques et hymnes des premiers chrétiens, des effusions des martyrs chrétiens, d’un Ignace, d’un Polycarpe. C’est le joyau précieux, le résumé de tout le christianisme primitif, le fondement du christianisme le plus général ; et ces tons, l’Église en a hérité, elle les a authentiqués, comme son premier trésor, comme son âme la plus intime.

 

 

Lecture d'un autre jour à partir du calendrier liturgique...

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