Horaire des Offices

 
Semaine
 
Dimanches et Solennités
 
 
 
 
Vigiles
4 h 00
  Vigiles
4 h 00
Laudes
7 h 00
  Laudes
7 h 30
Messe
7 h 30
  Tierce
9 h 15
Tierce
9 h 15
  Messe
10 h 30
Sexte
12 h 15
  Sexte
12 h 15
None
14 h 15
  None
14 h 15
Vêpres
18 h 00
  Vêpres
18 h 00
Complies
20 h 00
  Complies
20 h 00

 

Les offices sont de nouveau accessibles. Compte-tenu des consignes sanitaires actuelles, merci de veiller à garder à l'église une distance de 2m entre chaque personne. Les membres d'une même famille peuvent rester ensemble. Le port du masque est recommandé.

Quelques chants liturgiques...

Le chœur de la communauté d'Aiguebelle

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  • "Donner sa vie" - T. : Didier Rimaud - M. : Marcel Godard
  • "Exulte de toutes tes forces" - T. : AELF - M. : Aiguebelle
  • "Salve" - M. : Mélodie cistercienne

 

Vendredi 5ème semaine de Pâques

Vendredi, 20 Mai 2022

Contemplation, croissance de l’Église de JEAN DANIÉLOU

La mission s’origine dans la contemplation. La contemplation est liée à la mission, parce que c’est dans la mesure où on a réalisé ce qu’est Dieu et à quel point le fait de connaître et d’aimer Dieu fait partie d’un humanisme total et d’une existence complète, qu’on souffre et qu’on est surpris de ce que Dieu ne soit pas connu et ne soit pas aimé. À la base de l’attitude missionnaire, il y a une espèce de scandale en face de ce renversement des valeurs, constatant que Dieu tient si peu de place dans les préoccupations des hommes, alors que le reste en tient tant. Il y a la prise de conscience d’une certaine absence de Dieu dans le monde. Dans la mesure où l’on a conscience de cette relation à Dieu pour soi-même et de l’importance vitale de la révélation de Dieu qui nous est donnée dans le Christ, c’est-à-dire du mystère de la Trinité, on souffre alors de voir que les hommes l’ignorent totalement ou le méconnaissent sous sa forme plénière.

Dans la mesure où l’on réalise combien Dieu mérite d’être aimé, on désire que Dieu soit aussi aimé des autres, et on souffre qu’Il soit inconnu, ou méconnu. Ainsi, dans un zèle missionnaire dévorant, saint Paul avait-il soif de faire connaître le vrai Dieu aux hommes, parce qu’il savait, comme le dit saint Irénée, que “la vie de l’homme, c’est la vision de Dieu”.

Il n’y a donc pas d’opposition entre contemplation et mission. L’idée qu’il y en aurait une et qu’il faudrait choisir entre l’une ou l’autre est absurde. Au contraire, la mission apparaît comme le déploiement de la contemplation. Les grands missionnaires ont d’abord été de grands contemplatifs. Saint François d’Assise a été le solitaire de l’Alverne avant de répandre son message évangélique. Saint Ignace a été contemplatif, vivant à Manrèse et à Montserrat une vie érémitique, une vie de moine au désert, avant de se sentir attiré à faire part aux autres de ce qu’il avait vécu. Et à l’inverse, parmi les contemplatifs “de profession”, un saint Bernard était souvent en dehors de son couvent. Lui-même disait : “Je suis la chimère du siècle, ni moine ni laïc ; lorsque je suis dans mon monastère, je suis dévoré du zèle des âmes et je n’ai qu’une idée, c’est d’aller prêcher. Dès que je suis dehors, j’ai la nostalgie de mon monastère et de la solitude avec Dieu seul”. Et sainte Thérèse d’Avila passait son temps à courir les routes d’Espagne.

Certes, dans bien des cas, ce zèle missionnaire du contemplatif ne peut s’exprimer qu’au niveau de la prière, mais on n’imagine pas un contemplatif qui ne soit pas dévoré du zèle de faire partager à ses frères l’amour qu’il a pour Dieu. Se faire du contemplatif l’idée de quelqu’un qui serait perdu dans les espaces célestes et qui aurait complètement décroché de la terre est absolument faux du point de vue de la contemplation chrétienne. Celle-ci, à aucun degré, n’est une évasion. Au contraire, elle introduit au plus épais de l’existence humaine. Elle fait coïncider cette pâte humaine énorme et pesante avec le mouvement même de l’amour de Dieu, de l’Esprit, qui essaie de la soulever. Pour éprouver ceci, il faut d’abord être saisi par l’Esprit, être rempli de la vie de l’Esprit. Inversement, on n’imagine pas un véritable apôtre, un véritable missionnaire dont l’esprit apostolique ne plonge pas dans l’intimité avec Dieu. Ce qui diffère, ce sont les modes d’oraison. Il y a des modes d’oraison qui sont des modes par séparation et par dégagement des images et des concepts. Il y a d’autres modes d’oraison qui se font davantage à travers les signes, les images et les réalités.

Un saint est toujours quelqu’un qui a le sens de la grandeur de Dieu, qui a été ravi par Dieu, et qui, rempli de cet amour, désire le communiquer et le partager, comme on désire parler de ce dont le cœur est rempli. Si nous ne parlons pas davantage de Dieu, c’est que notre cœur n’en est pas assez rempli.

 

 

Lecture d'un autre jour à partir du calendrier liturgique...

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