Horaire des Offices

 
Semaine
 
Dimanches et Solennités
 
 
 
 
Vigiles
4 h 00
  Vigiles
4 h 00
Laudes
7 h 00
  Laudes
7 h 30
Messe
7 h 30
  Tierce
9 h 15
Tierce
9 h 15
  Messe
10 h 30
Sexte
12 h 15
  Sexte
12 h 15
None
14 h 15
  None
14 h 15
Vêpres
18 h 00
  Vêpres
18 h 00
Complies
20 h 00
  Complies
20 h 00

 

Les offices sont de nouveau accessibles. Compte-tenu des consignes sanitaires actuelles, merci de veiller à garder à l'église une distance de 2m entre chaque personne. Les membres d'une même famille peuvent rester ensemble. Le port du masque est recommandé.

Quelques chants liturgiques...

Le chœur de la communauté d'Aiguebelle

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  • "Donner sa vie" - T. : Didier Rimaud - M. : Marcel Godard
  • "Exulte de toutes tes forces" - T. : AELF - M. : Aiguebelle
  • "Salve" - M. : Mélodie cistercienne

 

Sainte Jeanne d’Arc

Lundi, 30 Mai 2022

Déposition au procès de réhabilitation du COMTE DE DUNOIS

À moi et aux autres capitaines, l'escorte du convoi de ravitaillement ne semblait guère capable de tenir tête aux Anglais et de mener les vivres jusqu'à la cité. D'autant plus qu'il fallait des bateaux pour aller chercher ces vivres, et qu'on ne pouvait pas en disposer, car il fallait remonter le courant et le vent était absolument contraire.

Alors Jeanne m'interpella ainsi : "C'est vous, le Bâtard d'Orléans ?". Je lui répondis '"C'est moi, et je me réjouis de votre arrivée !" "Alors, me répliqua-t-elle, c'est vous qui avez conseillé de me faire venir par cette rive-là et de ne pas marcher directement là où étaient Talbot et les Anglais ?". Je lui répondis que c'était moi, et d'autres plus sages que moi encore, qui avaient donné ce conseil, croyant mieux faire pour la sécurité de l'opération. Alors Jeanne me dit textuellement : "En nom Dieu, le conseil de Dieu, Notre Sire, est plus sûr et plus sage que le vôtre. Vous avez cru m'abuser, et vous vous êtes abusé bien davantage, car je vous apporte meilleur secours qu'eut jamais capitaine ou cité : le secours du Roi du Ciel. Non par amour de moi, mais par le plaisir de Dieu lui-même qui, à la prière de saint Louis et de saint Charlemagne, a eu pitié de la ville d'Orléans".

En un clin d'œil, ce vent qui était contraire et empêchait considérablement les bateaux de ravitaillement de remonter le fleuve, tourna brusquement et devint propice ! On mit tout de suite les voiles et je fis entrer les bateaux, accompagnés du Frère Nicolas de Géresme, aujourd'hui grand prieur de France, tandis que par terre, on dépassa l'église de Saint-Loup, en dépit des Anglais.

À partir de ce moment, je fondais de grandes espérances sur la Pucelle, plus qu'auparavant. Je la suppliais de bien vouloir passer la Loire et d'entrer en Orléans où elle était attendue avec impatience. Elle y fit quelque difficulté, arguant qu'elle ne voulait pas abandonner ses gens qui étaient bien confessés, contrits et pleins de bonne volonté, et que, pour ce motif, elle refusait. J'allais trouver les chefs de guerre qui avaient mission de commander ces troupes et les priais avec instance, pour le bien du Roi, de consentir que Jeanne entrât à Orléans. Eux-mêmes, avec leur compagnie, iraient jusqu'aux parages de Blois où ils passeraient la Loire pour venir à Orléans : il n'y avait pas d'autre passage plus proche. Ils acceptèrent. Alors Jeanne me rejoignit, tenant en main son étendard qui était blanc et portait, figuré, Notre-Seigneur ayant une fleur de lys à la main. La Hire passa la Loire avec nous, et nous entrâmes ensemble à Orléans.

De tout cela je déduis que Jeanne et ses exploits militaires procédaient plus de Dieu que des hommes, vu le brusque changement du vent, après qu'elle eût parlé du secours qu'elle apportait, et l'entrée du ravitaillement malgré les Anglais qui étaient cependant bien plus forts que l'armée royale. Attendu d'autre part, la vision que cette petite affirmait avoir eue, de saint Louis et saint Charlemagne priant Dieu pour le salut du Roi et de la cité.

Une autre raison m'incite à le croire : comme je me disposais à aller chercher à Blois l'armée de secours, Jeanne rongeait son frein et refusait presque de me donner son consentement : elle, elle voulait tout de suite sommer les assiégeants de lever le siège, ou leur donner l'assaut. Ce qu'elle fit : elle somma les Anglais, par une lettre rédigée en sa langue maternelle, très simplement, de mettre fin à ce siège et de retourner au royaume d'Angleterre. Sinon, elle les attaquerait rudement et les contraindrait par la force. Sa lettre fut envoyée au Sire de Talbot, et je l'affirme : auparavant les Anglais mettaient en fuite huit cent à mille hommes de l'armée royale, mais à partir de ce moment-là, quatre ou cinq cents de nos soldats, affrontant pour ainsi dire toute la puissance anglaise, en venaient à bout, car les Anglais n'osaient pas sortir de leurs retranchements et de leurs bastilles.

 

 

Lecture d'un autre jour à partir du calendrier liturgique...

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