Horaire des Offices

 
Semaine
 
Dimanches et Solennités
 
 
 
 
Vigiles
4 h 00
  Vigiles
4 h 00
Laudes
7 h 00
  Laudes
7 h 30
Messe
7 h 30
  Tierce
9 h 15
Tierce
9 h 15
  Messe
10 h 30
Sexte
12 h 15
  Sexte
12 h 15
None
14 h 15
  None
14 h 15
Vêpres
18 h 00
  Vêpres
18 h 00
Complies
20 h 00
  Complies
20 h 00

 

Les offices sont de nouveau accessibles. Compte-tenu des consignes sanitaires actuelles, merci de veiller à garder à l'église une distance de 2m entre chaque personne. Les membres d'une même famille peuvent rester ensemble. Le port du masque est recommandé.

Quelques chants liturgiques...

Le chœur de la communauté d'Aiguebelle

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  • "Donner sa vie" - T. : Didier Rimaud - M. : Marcel Godard
  • "Exulte de toutes tes forces" - T. : AELF - M. : Aiguebelle
  • "Salve" - M. : Mélodie cistercienne

 

Mardi 20ème semaine du T.O.

Mardi, 16 Août 2022

Homélie de GRÉGOIRE DE NYSSE

En montrant comme sont étroitement jointes la mort et la génération, le but de l’Ecclésiaste est de faire sortir de leur sommeil ceux qui s'enfoncent dans la vie de la chair et qui chérissent leur mode de vie présent. En les piquant, comme avec un aiguillon, par le souvenir de la mort, il s’efforce de les faire se lever et de se préoccuper de l'avenir.

“Un temps pour enfanter et un temps pour mourir”, dit-il en effet. Un temps est venu où j'ai été enfanté, un temps viendra où je mourrai. Si nous y prêtions tous attention, nous ne délaisserions pas le droit chemin de la vie pour tourner en rond avec les impies ; nous ne nous égarerions pas de plein gré dans les méandres toujours répétés de la vie, dans l'exercice du pouvoir, de la notoriété et des richesses. C'est bien cela qui nous embarrasse dans la multiplicité des chemins de cette vie et c’est ce qui fait que nous ne trouvons plus la sortie du labyrinthe de cette existence. C'est à cause de cela, que dans notre empressement, nous brouillons les marques du trajet sur lequel on ne s'égare pas. Bienheureux, oh oui, ceux des hommes qui ont délaissé les illusions toujours répétées de l'existence et qui s'avancent par le chemin direct de la vertu ! Il consiste à ne tourner son âme vers rien de ce qui est ici-bas, et à tendre au contraire avec empressement vers ce qui nous est proposé en espérance, par la foi.
Mais examinons à nouveau ce qui est énoncé. "Un temps pour enfanter et un temps pour mourir", dit le texte. Puissent-ils arriver pour moi aussi, l'enfantement au bon moment et la mort au moment favorable ! Car personne n'irait dire que cet enfantement qui ne dépend pas de nous et la mort qui vient d'elle-même sont maintenant mis en avant par l'Ecclésiaste comme une réussite due à la vertu. L'enfantement ne dépend pas de la volonté de la femme, ni la mort du choix des mourants. Et ce qui ne dépend pas de nous, on ne saurait le définir comme vertu ou vice. Il convient donc de comprendre ce qu'est l'enfantement au moment favorable et ce qu'est la mort au bon moment.
Il me semble qu'un enfantement arrive à son terme sans avortement, chaque fois que, comme le dit Isaïe, quelqu'un est gros de la crainte de Dieu et engendre son propre salut dans les douleurs de l'enfantement de l'âme. Car, en quelque façon, nous devenons nos propres pères chaque fois que nous nous façonnons en choisissant le bien ; nous nous engendrons alors, et nous avançons vers la lumière. Nous le faisons en accueillant Dieu en nous-mêmes, en devenant enfants de Dieu, enfants de la Puissance et fils du Très-Haut. Au contraire, nous nous avortons nous-mêmes et nous ne nous produisons qu'inachevés et pleins de vent, chaque fois que n'a pas été formée en nous la forme du Christ, comme le dit l'Apôtre. Car il faut, dit-il, que l'homme de Dieu soit bien proportionné. Or est tout à fait bien proportionné celui en qui l'ordre de la nature est pleinement accompli. Donc tout homme qui s'est fait enfant de Dieu grâce à la vertu, en accueillant la liberté que donne cette noble naissance, connaît le temps du bon enfantement et se réjouit à bon droit, selon l'Évangile, parce qu'un homme a été mis au monde.
Si la façon d'enfanter au bon moment est manifeste, la façon de mourir au bon moment paraît être évidente, elle aussi. La façon dont meurt chaque jour Paul ne fait aucun doute : il ne vit jamais pour le péché, il mortifie sans cesse ses membres de chair et porte en lui la mort du corps du Christ, il est partout crucifié avec le Christ, il ne vit jamais pour lui-même, mais il a le Christ qui vit en lui. Telle serait, selon mon jugement du moins, la mort au moment favorable, celle qui introduit à la vie véritable.

 

Lecture d'un autre jour à partir du calendrier liturgique...

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