Horaire des Offices

 
Semaine
 
Dimanches et Solennités
 
 
 
 
Vigiles
4 h 00
  Vigiles
4 h 00
Laudes
7 h 00
  Laudes
7 h 30
Messe
7 h 30
  Tierce
9 h 15
Tierce
9 h 15
  Messe
10 h 30
Sexte
12 h 15
  Sexte
12 h 15
None
14 h 15
  None
14 h 15
Vêpres
18 h 00
  Vêpres
18 h 00
Complies
20 h 00
  Complies
20 h 00

 

Les offices sont de nouveau accessibles. Compte-tenu des consignes sanitaires actuelles, merci de veiller à garder à l'église une distance de 2m entre chaque personne. Les membres d'une même famille peuvent rester ensemble. Le port du masque est recommandé.

Quelques chants liturgiques...

Le chœur de la communauté d'Aiguebelle

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  • "Donner sa vie" - T. : Didier Rimaud - M. : Marcel Godard
  • "Exulte de toutes tes forces" - T. : AELF - M. : Aiguebelle
  • "Salve" - M. : Mélodie cistercienne

 

21ème dimanche du T.O.

Dimanche, 21 Août 2022

Croire de Théodule REY-MERMET

Le ciel est difficile à imaginer, à dire. La Bible a choisi la poésie pour nous en parler. Tout en affirmant qu’il n’est pas possible de décrire le monde de la Gloire, elle n’hésite pas à l’évoquer à partir des réalités humaines les plus simples et les plus quotidiennes. Pourquoi ? Parce que c’est à l’homme terrestre qu’elle s’adresse, et à son cœur humain. Elle prend donc un langage à sa portée.
De plus, le ciel ne sera pas la négation de l’homme terrestre, mais son accomplissement ; il n’escamotera pas le bonheur humain, mais il le remplira en le dépassant divinement. Qu’est-ce qu’un ciel qui ne comblerait pas nos désirs réels ? Autant parler à un chien des splendeurs de la littérature ! N’est-ce pas pourquoi si peu de chrétiens partagent l’impatience de saint Paul : "J’ai hâte de mourir pour être avec le Christ" ?
"Être avec", c’est le rêve de l’amour : l’espérance des exilés, l’impatience des fiancés, la joie profonde des retours. Mais il faut être pris d’amour ou de grande amitié. Saint Paul a été "empoigné par le Christ". Aussi languit-il d’impatience "d’être avec le Christ", de voler "à la rencontre du Christ" pour ne plus jamais en être séparé. Il faut sentir battre son cœur dans des formules comme celle-ci : "Ainsi nous serons toujours avec le Seigneur" ; ou encore, parlant cette fois du Dieu Trinité : "Nous le verrons face à face". "Nous le verrons tel qu’il est" ajoute saint Jean.
Voir le visage de Dieu ! Nous savons que c’est celui de l’Amour. Nous savons que nous tomberons dans les bras du Père, et du Frère, et de l’Ami. Trinité d’amour de qui ces noms tiennent toute leur puissante douceur.
Il faut approfondir ce mot inépuisable : "Nous le verrons, nous le connaîtrons tel qu’il est", c’est-à-dire par une expérience plénière, par une union de Dieu à nous et de nous à Dieu, par une possession mutuelle totale. Nous le connaîtrons comme le fer connaît le feu qui le pénètre, comme l’éponge connaît l’eau de la mer : par une plongée dans un immense océan, et la présence en nous-mêmes de toute l’immensité, de toute la profondeur et de tout le volume de cet immense océan. L’homme n’en finira jamais avec Dieu… encore moins que dans le monde humain, on en finit avec son ami. C’est bien, en effet, une véritable intimité qui nous est promise, personnellement. Oui, à nous personnellement.
"Si quelqu’un m’aime, dit Jésus, mon Père l’aimera, et nous viendrons en lui, et nous ferons chez lui notre demeure". Déjà en ce monde de la foi, bien des âmes simples expérimentent quelque chose de cette intimité divine dès ici-bas. Mais de toute façon, la révélation plénière en est toute proche : "Voici que je me tiens à la porte et je frappe. Si quelqu’un entend ma voix, et ouvre la porte, j’entrerai chez lui pour souper, moi près de lui, et lui près de moi". Ce repas d’amitié, pain de vie éternelle et breuvage de joie, c’est le Christ lui-même qui nous le servira : "Il se ceindra pour servir", est-il dit en Luc.
Un repas ? Non un banquet ! Mieux encore, un festin de noces ! "Le Royaume des Cieux est semblable à un roi qui célébrait les noces de son fils". Et nous sommes les invités ? Mieux, nous sommes l’Invitée : l’Apocalypse nous montre l’Église, c’est-à-dire nous tous, pareille à une fiancée se préparant aux noces. Fiançailles, noces, alliance… mots à la fois fragiles et somptueux, écrasés souvent et ternis par les réalités décevantes de la vie, mais que le Ciel magnifiera éternellement bien au-delà des rêves les plus fous ! Noces où l’Épouse-Église "entrera dans la joie de son Seigneur", partagera la béatitude même de Dieu, noces royales où la Reine-Église "prendra possession du Royaume préparé pour elle dès l’origine du monde". Un Royaume d’amour !

 

Lecture d'un autre jour à partir du calendrier liturgique...

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