CHRIST ROI

Dimanche, 22 Novembre 2020

Catéchèse baptismale de Saint CYRILLE DE JÉRUSALEM

Si quelqu’un veut honorer Dieu, qu’il se prosterne devant son Fils. Sans cela, le Père n’accepte pas d’être adoré. Du haut du ciel, le Père a fait entendre ces paroles : "Celui-ci est mon Fils bien-aimé, en qui j’ai mis ma complaisance". Le Père s’est complu dans le Fils : si tu ne te complais pas en lui, toi aussi, tu n’auras pas la vie.
On l’appelle "Route", non pas une route que l’on foule aux pieds, mais une route qui conduit au Père des Cieux. On l’appelle "Brebis" qui, de son sang précieux, purifie la terre de ses péchés, et qui, conduite devant le tondeur, sait se taire. Cette "Brebis" est encore appelée "Berger". Brebis en raison de son humanité, Pasteur en raison de la miséricorde de son humanité. Il est aussi appelé "Lion", non pas qu’il mange des hommes, mais pour montrer le caractère royal, plein de force et d’assurance qui lui vient de sa personnalité.
Il est appelé "Christ", un Christ qui n’a pas reçu son onction de mains humaines, mais qui a été oint de toute éternité par le Père pour exercer le sacerdoce suprême en faveur des hommes. Il est appelé "Fils de l’homme", non pas qu’il tienne son origine de la terre, comme chacun de nous, mais parce qu’il doit venir sur les nuées juger les vivants et les morts. Il est appelé "Seigneur", non pas abusivement comme les seigneurs humains, mais bien parce que la seigneurie lui appartient naturellement de toute éternité. Il est appelé "Jésus" fort à propos : appellation qui lui revient, car il sauve en guérissant. Il est appelé "Fils", non pas qu’une adoption l’ait élevé à ce titre, mais parce qu’il a été engendré selon la nature.
Il y a encore beaucoup d’autres appellations de notre Sauveur. Pour l’utilité de chacun, le Christ se diversifie. Pour ceux qui ont besoin de joie, il se fait "Vigne" ; pour ceux qui doivent entrer, il est la "Porte" ; et pour ceux qui veulent présenter leurs prières, il est là, "Grand Prêtre" et "Médiateur". Pour les pécheurs, il s’est aussi fait "brebis" afin d’être immolé pour eux. Il se fait tout à tous, en restant lui-même ce qu’il est par nature. Car tout en demeurant lui-même et en gardant vraiment la gloire immuable de la filiation, il s’ajuste néanmoins à nos faiblesses, comme un très habile médecin et un maître compatissant.
Il l’a fait, alors qu’il était réellement Seigneur ; alors que son pouvoir n’était pas dû à un avancement, mais que la gloire de la seigneurie était sienne par nature ; alors enfin qu’il n’était pas seigneur à notre manière, mais qu’il était Seigneur en toute vérité, exerçant la seigneurie, avec l’acquiescement du Père, sur ses propres créatures. Nous autres, en effet, nous avons maîtrise sur des hommes qui nous valent en dignité comme en souffrance, souvent même sur des aînés ; ainsi n’est-il pas rare qu’un jeune maître commande à de vieux serviteurs. En notre Seigneur Jésus Christ, au contraire, la seigneurie n’est pas de cette sorte : il est d’abord Créateur, ensuite Seigneur. Il a tout créé selon la volonté du Père, ensuite il exerce la Seigneurie sur ce qui n’existe que par lui.

 

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